Guerre de libération nationale : Message de l’ambassadeur du Chili en Algérie

Guerre de libération nationale : Message de l’ambassadeur du Chili en Algérie

« Le premier novembre 1954, le peuple algérien, sous la direction du FLN, lance une offensive militaire contre les Français et leur domination coloniale étouffantes, sourds aux aspirations libertaires et indépendantistes de l’ensemble du peuple algérien ».

Pendant une longue période de 8 ans, cette lutte sera un exemple mondial, avec celle du peuple vietnamien, qui a vaincu le colonialisme français et l’a expulsé de son territoire.

Un soutien important se constitue, entre autres, avec des intellectuels tels que JP.Sartre, Daniel Jeanson et bien d’autres. Ils déclarent que l’Algérie n’est pas la France, que le colonialisme est « un système », et découvre un « sujet plus radical que le prolétariat », le colonisé.

Le colonialisme (et maintenant le néocolonialisme) rejette et nie les droits de l’homme auxquels il a soumis avec la violence et maintient de force dans la misère et l’ignorance les colonises, comme dirait Marx, dans un état de sous-humanité.

Le colonialisme français cherchait à déshumaniser le peuple algérien, mais il n’a pas réussi à atteindre ces buts en raison de l’épaisseur culturelle qu’il maintenait en vie, avec ses traditions, ses coutumes et la langue.

Des comités de soutien à la cause libertaire de l’Algérie émergent dans le monde entier, ce qui constituera une prise de conscience de son importance historique dans de vastes secteurs sociaux, intellectuels et politiques.

Au Chili surgit la Comité pour l’autodétermination de l’Algérie et accomplit ainsi un travail louable de soutien en faisant connaître les vicissitudes de la lutte de libération.

Le Comité été constitué par : Marco Antonio Salum, Luis Karque, Alejandro Misle, José Seda, Elías Salum, Eduardo Salum, Yemil Harcha, Roberto Readi, Omar Rumie, qui fut un militant  extraordinaire, comme son cousin Taufik Rumie et beaucoup d’autres dans la communauté d’origine arabe du Chili et le Parti Socialiste du Chili avec Clodomiro Almeyda, Salomon Corbalan, Aniceto Rodriguez avec l’ensemble du comité central, sa région et sa section, le Parti Comuniste chilien, et le syndicat unifié C.U.T, en plus de quelques personnalités du Parti radical qui donnent un soutien fort et constant à la lutte algérienne du FLN.

Ainsi que le journaliste Fernando Murillo, à travers le journal, « la dernière heure » diffusant les dernières nouvelles sur l’Algérie.

Ainsi, toute l’Université du Chili à travers la Fédération des Etudiants, rejoint l’action de solidarité, créant un climat favorable à la noble et exemplaire cause.

Puis quand le coup d’État militaire de Pinochet  a lieu au Chili , l’Algérie, reconnaît symboliquement en la personne de l’Ambassadeur de l’Unité Populaire, (Eduardo S. Yazigi) le peuple chilien  comme souverain de sa destinée, rejetant catégoriquement la dictature, et autorise dans Alger,  la création et l’installation du mythique « Bureau  d’information de la résistance antifasciste chilienne »,   un geste exemplaire de haute dignité qui honore  l’amitié et la solidarité entre L’Algérie  et le Chili.

Que ce premier  1e novembre 2021 soit pour garder vivante la mémoire de ceux qui sont tombés sous le feu colonial français et de ceux qui ont été persécutés par la dictature chilienne.

Eduardo Salum  Yazigi,