Histoire : Quand Mohamed V voulait poignarder dans le dos l’Algérie combattante

Histoire : Quand Mohamed V voulait poignarder dans le dos l’Algérie combattante

Il est toujours bon de rappeler certains chapitres de l’histoire contemporaine et lointaine de l’Algérie, que ce soit avant ou après son accession à l’indépendance. C’est ainsi que le général Charles d Gaulle, avait écrit dans son livre-phare intitulé « Mémoires de guerre », que le défunt roi Mohamed  V, père de l’actuel souverain du royaume chérifien, avait secrètement écrit au chef d’Etat français. Celui-ci, , après sa visite à Alger et les manifestations du 11 décembre 1960 qui en avaient résulté, avait fini par comprendre que l’indépendance de l’Algérie était devenue inéluctable. D’où, les historiques négociations d’Evian qui en avaient résulté. C’est donc au plus fort de ces harassantes négociations, menées de main de maitre par notre glorieuse délégation, que Mohamed V avait écrit à e Gaulle, non pas pour le presser de faire des concessions à l’Algérie, après ses longues années de lutte et de sacrifices incommensurables. Non.  Le roi marocain quémandait secrètement la session de certains territoires algériens avant la signature de l’accord final. Si l’on devine qu’il s’agit comme de juste des régions de Tindouf et de Béchar, il est loisible de remarquer qu’il ne s’agissait rien moins que d’une trahison, et un poignard dans le dos de tout le peuple algérien. Cette lettre met clairement en évidence toute la dualité et l’hypocrisie du Makhzen qui, tout en faisant mine de nous aider, nous poignardait en effet très cruellement dans le dos. L’affaire de l’avion détourné, première histoire de piratage aérien jamais opéré, relève d’une énième trahison française. Il s’agit de la capture, le 22 octobre 1956 de cinq dirigeants du FLN, Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf et Ahmed Ben Bella en l’occurrence. L’agression subie par l’Algérie au lendemain de son indépendance, et la « guerre des sables » qui en avait résulté incarne un autre exemple de la fourberie des dirigeants marocains. Voilà pourquoi le président Tebboune dans sa dernière rencontre avec des représentants de la presse nationale, a dit ne pas s’étonner que Rabat contracte un accord militaire avec l’entité sioniste, dont le ministre des Affaires Etrangères, Yair Lapid, a nommément cité l’Algérie de façon menaçante depuis le sol marocain. Tebboune a répliqué au centuple. La réplique d’Alger risque d’être tout aussi ferme que douloureuse. Nos valeureuses troupes de l’ANP, héritières de la glorieuses ALN, veillent en effet au grain. A bon entendeur…

Mohamed Abdoun

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