IDE en Algérie : s’intégrer dans les chaînes de valeur régionales

IDE en Algérie : s’intégrer dans les chaînes de valeur régionales

L’Algérie a-t- elle besoin d’investissements directs étrangers ? «Absolument», affirme, Abdelrahmi Bessaha, économiste au Fond monétaire international. Les raisons sont nombreuses.

Il est question, selon lui, du «besoin de diversification de l’économie nationale, l’accès à de nouvelles formes managériales». S’y ajoutent «la promotion de la concurrence et la mobilisation de fonds importants extérieurs pour couvrir les écarts de financements sur le moyen terme (soit un montant d’environ $60 milliards sur 2022-2025) par une mobilisation de prêts projets, d’appuis à le balance les paiements et d’investissements directs étrangers».

Des engagements sont pris. Les plus édifiants consistent en l’aménagement de la règle 51/49, l’adoption d’une nouvelle loi sur les hydrocarbures…*

L’économiste, dans une contribution publiée sur le  site «www.algerie360.com»,   estime qu’un efforts supplémentaire est nécessaire en ce sens d’aller «une véritable stratégie multiformes». Une autre question se pose : comment y aller ?

Pour le Dr. Bessaha, «il faut attirer le capital étranger, prendre les dispositions pour s’intégrer dans les chaînes de valeur régionales et miser sur le développement durable qui intéresse les grands investisseurs internationaux».

Ces derniers, précise-t-il, lient leur implantation dans un pays à «la stabilité fiscale sur les moyen, et long termes ; la stabilité macroéconomique ou à défaut un plan de stabilisation à moyen terme ; la disponibilité d’outils importants tels qu’une stratégie d’endettement, une quantification précise des écarts de financement et surtout un programme de réformes contenant les objectifs macroéconomiques à moyen terme».

Les exigences des investisseurs étrangers, enchaîne l’économiste, portent aussi sur «une plus grande ouverture commerciale».

A ses yeux, au cours des prochaines années, «l’Algérie va faire face à des besoins de financement importants pour prendre en charge les triples défis de la stabilisation macroéconomique, de la diversification de le structure de l’économie, de l’amélioration de la productivité et de la résilience aux chocs extérieurs». Une situation, dit-il, qui implique, ipso facto, «une stratégie de mobilisation de toutes les ressources domestiques mais également de l’épargne étrangère».

Yacine Bouali