Il a participé à une table ronde à Dakar : Dr Benbahmed plaide pour une approche consensuelle au sein de l’UA 

Il a participé à une table ronde à Dakar : Dr Benbahmed plaide pour une approche consensuelle au sein de l’UA 

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, a été convié, ce lundi à Dakar (Sénégal), par la Secrétaire exécutive de la commission économique pour l’Afrique des Nations unies, à une table ronde sur « l’avenir de la santé et la résilience économique », dans le cadre de la 54èmeSession de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique.

Le membre du gouvernement a exposé, lors de son intervention, l’expérience de l’Algérie inhérente à la création d’un département ministériel exclusif à l’industrie pharmaceutique en 2020. Il a soutenu qu’en deux ans, 60 textes législatifs ont été promulgués et de nombreux organismes mis en place, afin de règlementer le secteur. « L’Industrie pharmaceutique a enregistré un bond qualitatif de plus de 30% en deux ans, en passant de 52 à 70% de couverture des besoins internes » a-t-il argumenté. Il a précisé que les performances du pays ont été visibles lors de la pandémie au coronavirus, puisqu’il est parvenu à « se protéger contre les fluctuations des marchés mondiaux du médicament, à assurer la disponibilité des traitements inclus dans les protocoles thérapeutiques contre les infections à la covid-19 et aussi les vaccins ». Il a rappelé, à ce titre, que l’Algérie produit localement le vaccin anti covid, par le truchement d’un partenariat entre le groupe public Saidal et le pharma chinois Sinovac.  

Dr Benbahmed a affirmé que l’Algérie dispose de 196 sites de production pharmaceutique. Cette industrie est en voie de se développer davantage, a-t-il souligné. A ce titre, il a plaidé pour « une approche consensuelle entre les différents Etats de l’Union africaine », en mettant en œuvre une série de mesures. Il a cité la constitution de pôles industriels régionaux spécialisés par types de produits pour améliorer la valorisation du tissu industriel à l’échelle du continent noir. Il a évoqué aussi la nécessité de co-développer des médicaments destinés aux traitements de maladies spécifiques à l’Afrique.  

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique a soutenu que l’Algérie privilégie la production en intramuros du continent afin de couvrir les besoins des populations locales. Il a recommandé, pour atteindre cet objectif, la levée des barrières douanières sur les produits pharmaceutiques et adopter des mesures incitatives envers les organisations internationales qui font des dons à l’Afrique, de préférence de l’intérieur. « L’Afrique doit être considérée comme une entité. Pour cette raison, l’Algérie a été parmi les premiers signataires de la convention instituant l’Agence africaine du médicament. Elle a proposé d’abriter son siège, avec option de démarrer ses missions immédiatement. Ce qui aurait permis, sans aucun doute, de développer l’industrie pharmaceutique africaine à travers des échanges et la coopération entre continents » a-t-il épilogué.  

Dr Benbahmed est en déplacement dans la capitale sénégalaise  pour participer à la première édition de l’exposition des produits pharmaceutiques algériens, du 17 au 20 mai courant. Il est accompagné de 70 producteurs publics et privés,

Zohra Bensalah 

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