Il a rencontré les présidents de Cours et les Procureurs généraux : Le ministre de la Justice égrène les chantiers de son secteur

Il a rencontré les présidents de Cours et les Procureurs généraux : Le ministre de la Justice égrène les chantiers de son secteur

Ce samedi devant les présidents des Cours, les procureurs généraux et les cadre de son département, le ministre de la Justice Garde des Sceaux Abderrachid Tabi, a conféré à la justice un rôle pivot dans le pavement institutionnel.

« Une justice forte contribue au bon rendement des différentes institutions et globalement à la réalisation des objectifs majeurs de l’Etat » a-t-il rappelé.

Il a estimé, dès lors, que la démocratie ne saurait être instaurée que sous les auspices d’un État de droit. « Les libertés démocratiques, quelles qu’elles soient, sont garanties par la force de la loi, qui les consacre et les protège » a-t-il attesté.

Sans le respect des lois et de la justice, les nations sombrent dans les abîmes du chaos, a mis en garde le membre du gouvernement, en transgressant sur « les difficultés auxquelles ont été confrontés les pays qui ont renoncé à la force référentiel de ses institutions par la subversion des auteurs de slogans malveillants ayant ébranlé les composantes de la société. Cette voie mène fatalement à l’effondrement de l’Etat».

Il a aussitôt corrélé la protection des arcanes de la Nation, des personnes et des biens aux missions fondamentales du ministère de la Justice, sous l’égide de la Constitution révisée le 1er novembre 2020.

Les dispositions de la loi fondamentale « renforcent l’indépendance de la justice (…) et reflètent les aspirations des citoyens qui se sont soulevés contre la corruption et le despotisme ».

Le Garde des Sceaux a égrené, dans le sillage, les chantiers entrepris par son département pour mettre en conformité les lois avec la nouvelle Constitution et la modernisation des outils de la justice et le recours systématique aux supports digitaux.

«L’objectif est de rendre le fonctionnement des juridictions plus transparent et plus moderne selon des standards de qualité » a déclaré M. Tabi. Il a, à ce titre, évoqué la nécessaire révision du statut particulier de la magistrature et celui du conseil supérieur de la magistrature, de la charte de la déontologie et d’étique des magistrats, de l’inspection générale et la création d’écoles spéciaux pour les affaires économiques, financières et de la cybercriminalité.

Estimant  plus opportun de s’appuyer, dans le traitement de ces dossiers, sur des magistrats expérimentés en la matière, le ministre a évoqué également de la révision de la législation afférente aux juridictions administratives et celle codifiant les missions de la police judiciaire et du Code de procédures pénales.

A ce propos, l’accent sera mis sur les amendements à apporter aux procédures de la comparution directe et ce après évaluation de la pratique. Il en sera de même pour le Code de procédures civiles et de la loi portent fonctionnement des centres pénitentiaires en vue de mieux réussir la réinsertion sociale des détenus.

Soulef Biskri