Ils protestent contre leur détention illégale  : Les prisonniers politiques du groupe Gdeim Izik en grève de la faim

Ils protestent contre leur détention illégale  : Les prisonniers politiques du groupe Gdeim Izik en grève de la faim

Les prisonniers politiques sahraouis, du groupe Gdeim Izik, dans diverses prisons marocaines, entament une grève de la faim de 48 jours, lundi et mardi 01 novembre 2021.

Selon l’annonce faite par l’Association pour la protection des prisonniers sahraouis, les détenus civils sahraouis du groupe Gdeim Izik mènent leur grève de la faim d’avertissement, afin de sensibiliser aux conditions misérables qu’ils vivent depuis les arrestations illégales dont ils ont été victimes. depuis fin 2010, et les procès qui l’accompagnent Ils en appelle également aux multiples organisations internationale pour les tenir légalement responsables de ce qu’ils subissent à la suite des violations par le régime marocain de leurs droits légitimes.

Les prisons marocaines et la nécessité de leur libération comme l’un des conditions de base pour exprimer le sérieux de la communauté internationale dans la recherche d’une solution à la question sahraouie responsable.

Et pour des raisons liées aux nombreuses pratiques inhumaines et racistes auxquelles ils sont constamment soumis, comme le fait d’être contraints d’utiliser le dialecte marocain pour bénéficier du droit à la communication téléphonique, en plus du manque de soins médicaux adéquats, et de protester contre le fait qu’ils sont systématiquement détenus à des milliers de kilomètres, et de leurs proches.

Cela décuple leur peine sachant que leur condamnation elle-même est arbitraire et illégale. Ces détenus se plaignent également du fait que leurs plaintes et leurs protestations ne sont jamais prises en ligne de compte.

Les prisonniers civils sahraouis, le groupe Gdeim Izik, annoncent également, par la grève d’avertissement, leur solidarité inconditionnelle avec leur camarade, le prisonnier civil sahraoui, Mohamed Lamine Abdeen Hady, qui est en grève de la faim ouverte à la prison locale de Tiflet 2 depuis le 27 septembre 2021, soulignant la nécessité de répondre à toutes ses demandes justes et légitimes.

Les prisonniers civils sahraouis, le groupe Agdim Izik, visent, par leur grève de la faim, à dénoncer les déclarations du délégué général de l’administration pénitentiaire marocaine, qu’il a faites le 18 octobre, en réponse à une lettre envoyée par des représentants aux États-Unis.

Le Congrès, dans lequel ils ont appelé le secrétaire d’État américain Antonio Blinken à agir d’urgence pour les libérer, les a libérés.

Pour rappel, les prisonniers civils sahraouis du groupe Gdeim Iziksont présents dans plusieurs prisons marocaines, situées entre 600 et 1 300 km des villes du Sahara occidental occupé, selon des peines injustes et sévères allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité.

Un procès inéquitable et inique qui s’est déroulé dans la ville marocaine de Salé entre le 26 décembre 2016 et le 17 juillet 2017, selon le témoignage d’importantes organisations internationales concernées par les droits de l’homme, telles que Human Rights Watch et Amnesty Internationale, sur fond de démantèlement barbare du camp de réfugiés sahraouis en novembre 2010 dans la région de Gdeim Izik, à l’est de la ville d’El-Ayoun, capitale du Sahara occidental occupé.

Rafi Bakhtini

 

           

 

 

 

 

 

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