Incidents au siège du FLN de jeudi passé : Plainte pénale contre Bâdji

Incidents au siège du FLN de jeudi passé : Plainte pénale contre Bâdji

Tout porte à croire que les graves incidents qui ont émaillé la tenue de la session extraordinaire du Comité Central CC) du FLN, instance suprême entre deux congrès, ne va certainement pas rester sans suite, ni conséquences.

En effet, selon un document obtenu en primeur par La Patrie News, une plainte a été déposée auprès du procureur territorialement compétent, contre le secrétaire général du FLN, Baâdji Abou El Fadl, et « contre tous ceux que l’enquête judiciaire diligentée en ce sens permettra de dévoiler les accointances et la participations aux incidents très graves qui se sont produits en ce jour fatidique. Les plaignants, Ali M’rabet, Chara Bachir et Mohamed Yesaâd Mohamed, sont tous trois membres du CC.

Les faits qu’ils détaillent sont d’une gravité extrême. Il est précisé dans cette plainte de trois pages que « les plaignants ont été séquestrés au niveau du siège du parti durant quatre bonnes heures ». Cette tacite forme de « prise d’otage » s’est en effet déroulée de 7heures 30 du matin jusqu’à la fin de matinée. Ces victimes, sans doute terrorisées par ce qui leur est arrivé ont même été privées de se rendre aux toilettes.

Le plus grave c’est que cette action violente, qui a maintenu emprisonnés ces quatre membres du CC en fermant hermétiquement les portes du siège, et empêché par voie de conséquences la tenue de cette session extraordinaire,  « a été menée, écrivent les victimes dans leur plainte, par des individus munis d’armes blanches, tous à la solde de Baâdji Abou El Fadl ». gravissime, et inédite dans les annales des pratiques démocratiques pluralistes en Algérie, cette plainte a de quoi entrainer de très lourdes conséquences sur l’avenir organique de l’ex-parti unique alors que l’on se trouve à l’aube d’élections locales déterminantes, et que le chef de file de ce parti, contesté de toutes parts, aurait entrepris de monter des listes suivant le modus-operandi qui était celui de cette « bande » honnie et rejetée par le « hirak » spontané et authentique de ses premiers jours. Ce gravisse dossier est à suivre  de très près. Assurément…

Mohamed Abdoun