Industrie pharmaceutique : Chronique d’une réussite éclatante

Industrie pharmaceutique : Chronique d’une réussite éclatante

S’il est un secteur d’activité en plein essor, en train d’accumuler les succès, de progresser à la vitesse grand V, et de cristalliser à lui seul cette « nouvelle Algérie » en phase de construction sous la direction éclairée du président Abdelmadjid Tebboune, celui de l’industrie pharmaceutique mérite assurément de figurer en bonne place, pour ne pas dire dans une indiscutable et première place.

Un bel et éclatant exemple à suivre. En dépit des sévères handicaps rencontrés par ce secteur hautement stratégique, la volonté, les compétences et le savoir-faire de son premier responsable Lotfi Benbahmed, ont su y faire face avec un brio et une détermination dont les premiers résultats ont dépassé toutes les espérances.

Le projet de hub pharmaceutique algérien appelé à rayonner sur toute l’Afrique du nord ainsi que le bassin méditerranéen n’est pas du tout une utopie, mais carrément un projet réaliste, et carrément à portée de main. En témoigne le bilan fort éloquent du ministère de l’Industrie pharmaceutique. Résumé sur 18 pages, le document, dont nous avons obtenu copie, ne laisse guère de place à l’improvisation et au hasard.

Il y est question du « bilan des principales réalisations du Ministère de l’Industrie Pharmaceutique durant la période allant du 01 janvier 2021 au 31 mai 2021 ».

On peut y lire en préambule, qu’« en application du programme de monsieur le Président de la République et dans le cadre du plan d’action du Gouvernement, le Ministère de l’Industrie Pharmaceutique poursuit la mise en œuvre de son plan d’action élaboré et présenté en réunion du conseil des ministres le 12 Juillet 2020.

Devant la nécessité de redresser la situation du secteur ayant connu un ralentissement voire une récession depuis 2017 et l’impératif d’assainir l’immense passif hérité par le ministère de l’Industrie Pharmaceutique, le plan d’action, en cours de mise en œuvre, comporte une série d’actions visant à impulser le renouveau économique prôné par le gouvernement à travers la mise en place d’une politique pharmaceutique et industrielle cohérente sur les plans réglementaire et économique, érigeant l’industrie pharmaceutique en secteur stratégique, créateur de richesse ».

 Réduire la facture d’importation et lutter contre les pratiques déloyales

Ce secteur, devenu budgétivore à case de nombreux aléas auxquels la mafia du médicament n’est pas du tout étrangère, a réussi en un temps record à réduire de moitié la facture d’importation, tout en dopant de manière plus que significative l’activité de production, ainsi que les transferts de technologies.

« Dès l’adoption du plan en question, une refonte du cadre législatif et réglementaire a été lancée, conduisant à la promulgation d’une ordonnance et l’élaboration de 35 textes réglementaires dont 27 ont été publiés et 8autres ont été finalisés et seront publiés dès leur approbation ». aller vite et bien, avec des bilans d’étape, tel est le maitre mot de ce ministre en train de donner naissance à un véritable âge d’or à l’industrie pharmaceutique nationale, ce qui n’est franchement pas peu dire.

« Le plan d’action a été tracé selon des échéances sur le court et moyen terme et repose sur quatre axes majeurs. Il s’agit, essentiellement de « Garantir la disponibilité continue des produits pharmaceutiques, notamment les médicaments essentiels (Engagement n°45 du Programme de Monsieur le Président de la République) ».

D’où la naissance de l’Observatoire national de veille sur la disponibilité des produits pharmaceutiques, mis en place en date du 2 février passé, et bénéficiant d’une approche inclusive permettant à l’ensemble des acteurs d’y contribuer efficacement, et en temps réel, selon ses compétences et son domaine d’intervention.

Inutile de dire qu’il s’agit là d’une véritable révolution introduite dans ce domaine, à l’aide d’un logiciel développé par des compétences nationales permettant de suivre en ligne, et en temps réel l’évolution des stocks de l’ensemble de nos médicaments classés importants et/ou essentiels. Cette façon innovante et révolutionnaire de gestion des stocks vise à rationnaliser les dépenses sans jamais léser la qualité des soins, ni laisser certains produits se périmer.

L’implication des prescripteurs y est essentielle. En attendant, pas moins de « 463 Programme Prévisionnels d’Importations de Médicaments ont été délivrés pour l’année 2021 dont le montant total accordé à ce jour égale à 495 millions EUR, en ajoutant d’éventuels avenants à ces programmes estimés à 150 millions d’euros et le complément des programmes d’importation de la pharmacie centrale des hôpitaux au maximum 500 millions EUR, la facture globale ne devrait pas dépasser 1.2 milliard EUR soit une économie prévisionnelle de 800 millions EUR sur l’importation au titre de l’année 2021».

Cet exploit, déjà remarquable en soit, est sans doute appelé à continuer d’aller crescendo attendu que la production locale, qui était presque à l’arrêt avant l’arrivée de Lotfi Benbahmed, est en train de prendre et d’atteindre une très belle vitesse de croisière. Le document ministériel, en effet, évoque, pas moins de  « 604 médicaments à la production locale contre 63 médicaments à l’importation. Le but est de pérenniser l’approvisionnement du marché par la production locale, diminuer la facture d’importation des produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux, renforcer notre souveraineté et sécurité sanitaire, renforcer notre autosuffisance en produits pharmaceutiques et atteindre un taux de couverture de 70%des besoins nationaux par la production locale (objectif inscrit dans le programme présidentiel) ».

Des équipes pluridisciplinaires, impliquant même les services de sécurité, ont également été mises en place en vue de lutter contre la spéculation, les ventes concomitantes ainsi que certaines pratiques déloyales.

Il est égalent indiqué que « le nouveau cadre réglementaire relatif à l’enregistrement des médicaments, élaboré en fin 2020 a été complété par l’élaboration et la publication du décret exécutif n° 21-53 du 31 Janvier 2021 relatif aux modalités de délivrance de l’autorisation temporaire d’utilisation de médicaments non enregistrés. Ce qui a permis, à l’instar des autres pays dans le monde, l’enregistrement accéléré et l’autorisation dans le cadre de l’urgence des vaccins anti Covid -19 ». Et ce n’est pas là le moindre des mérites de ce ministre dont les action ont permis de faire face à moindre mal à cette terrible pandémie planétaire.

Produire localement le vaccin contre le coronavirus

Les technologies de pointe et les médicaments innovants ne sont également pas en reste dans cet ambitieux et salvateur plan d’action. Le document parle en effet de « Priorisation de l’enregistrement des médicaments génériques et des produits bio thérapeutiques similaires pour pallier aux situations monopolistiques et ce en mettant en œuvre la nouvelle procédure d’enregistrement basée sur le Modèle Reliance préconisée par l’OMS pour l’enregistrement de ces produits : Durant la période du 01 janvier au 31 mai 2021, 37 produits auparavant importés sont passés à la production locale, constituant une substitution directe à l’importation ainsi que 16 médicaments premiers biosimilaires et/ou génériques ont été enregistrés, ce qui permettra de dégager des économies substantielles de l’ordre de 93,1 millions USD par année de commercialisation ».

Et ce n’est pas tout. Il est également question de « numérisation des programmes d’importation des matières premières, dans le but de constituer une base de données servant à l’évaluation de la valeur ajoutée créée et détecter les éventuels cas de surfacturation. Le montant Total Economisé  est de pas moins de 93 120 000 », ce qui n’est franchement pas, peu à dire. Ni peu faire non plus d’ailleurs. Ce secteur hautement stratégique et lié directement à la santé publique, devient également créateur et pourvoir de devises au trésor public. Le Ministre de l’Industrie Pharmaceutique a en effet lancé une opération d’exportation.

Dans le détail, il s’agit du décret exécutif n° 21-145 du 17 avril 2021 fixant la liste des activités revêtant un caractère stratégique, qui consacre la possibilité aux étrangers d’exercer l’activité d’exportation des produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux sans être soumis à la règle 51/49. 5 ». a cela s’ajoute l’Orientation de plusieurs projets d’investissements dans la fabrication locale à une projection corrélée vers l’export : plusieurs médicaments inscrits dans ce cadre tels que les projets L-thyroxine, Enoxaparine, insulines, anticancéreux ».

A toutes ces réalisations titanesques et incommensurables s’ajoute la « Finalisation de l’enregistrement des anticancéreux fabriqués par Saïdal en collaboration avec le laboratoire sud-coréen CKD OTTO et dont le montant du marché est estimé à plus de 3 milliard DA ». En sus de projet de production du vaccin anti covid-19 en deux phases (répartition aseptique et biosynthèse), dans le cadre d’un partenariat : Cette action permet de sécuriser l’approvisionnement du marché national au vu de la tension mondiale sur le vaccin et intervient sur instruction de Monsieur le Président de la République suite à l’identification de l’Algérie par le partenaire russe parmi les pays à potentiel avéré de production du vaccin ».

La richesse et la diversité de ces énormes réalisations sont toutes chiffrées et palpables su le terrain.

Mohamed Abdoun