Industrie pharmaceutique: La production locale n’est plus un « mythe »

Industrie pharmaceutique: La production locale n’est plus un « mythe »

Les réformes initiées par l’Etat pour développer une véritable industrie pharmaceutique à même de diversifier l’économie nationale et de réduire sa charge sur la balance de paiements d’une part et garantir la sécurité sanitaire à nos concitoyens d’autre part, apportent leurs premiers fruits.

L’atteste  le nombre des produits pharmaceutiques localement fabriqués qui a atteint 1.102 sur la liste des Dénominations communes internationales (DCI) tandis que le nombre des produits exclusivement importés s’élève à 247 produits.

«Dans le cadre de la régulation du marché des médicaments à la lumière des développements des tendances des marchés national et international  en ce qui concerne les différents produits pharmaceutiques en vue de réduire la facture d’importation du secteur, le ministère veille à maitriser les importations sans pour autant entrainer des pénurie de médicaments», a assuré à ce propos, ce lundi, secrétaire général du ministère de l’Industrie pharmaceutique, Mme Drifa Khoudir, dans une allocution lors des travaux de la journée  nationale de Pharmacie.

Parmi les mesures prises dans ce sens, figurent l’établissement de certificats de régulation et l’élaboration d’un nouveau cahier des charges pour l’importation, ainsi que la création d’une plateforme numérique afin de traiter les programmes de production et d’importation.

Il s’agit également de l’accélération de l’enregistrement des premiers médicaments bio-thérapeutiques similaires et des médicaments génériques pour «mettre fin au monopole et réduire les prix des médicaments coûteux».

«Depuis janvier 2021, 17 médicaments bio-thérapeutiques similaires ont été enregistrés pour la première fois», a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, Mme Khoudir a indiqué que des licences d’importation sont accordées pour les médicaments essentiels, en complément de la production locale, évoquant le développement industriel en cours pour se libérer de l’importation.

«Le gel sur les unités de production a été levée et 60 accréditations ont été accordées», a-t-elle dit.

Une nouvelle politique des prix a été adoptée à travers «la mise en place d’une équation algérienne pour l’économie pharmaceutique», selon la même responsable.

Notons dans le même contexte que la relance du secteur de l’industrie pharmaceutique avait permis une baisse de la facture d’importation, avec une économie de 500 millions de dollars escomptée pour l’année 2021 et le maintien de ce rythme les années à venir.

Présentant le Plan d’action du Gouvernement devant les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN), le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, a assuré que le Gouvernement entendait «maintenir ce rythme les années à venir, en veillant à asseoir les bases d’un partenariat rentable fondé sur le transfert de technologie».

Selon lui, les investissements seront orientés vers les médicaments à haute valeur ajoutée, notamment les médicaments anticancéreux, les insulines et autres produits strictement importés de manière à couvrir 70% des besoins nationaux et à réduire les déséquilibres de la balance commerciale.

M.M.H

 

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