Jugé en appel pour entrave à la justice : Tayeb Louh se dit victime d’une conjoncture

Jugé en appel pour entrave à la justice : Tayeb Louh se dit victime d’une conjoncture

Tayeb Louh a tout tenté pour se disculper et politiser l’affaire pour laquelle il a été jugé en appel ce lundi à la Cour d’Alger. Ce nouveau jugement intervient suite au recours introduit par ses avocats après sa condamnation à six ans de prison en première instance pour  » entrave à la justice ». Ce procès intervient après deux reports consécutifs. Le dernier en date remonte à une semaine, et il a été rendu impératif en raison de l’état de santé du prévenu. L’ex garde des sceaux a fait un malaise en pleine audience alors que les membres de son collectif de défense entreprennaient les traditionnelles procédures qui précèdent l’ouverture d’un procès. Ce lundi à la Cour d’Alger, Tayeb Louh est cependant apparu dans une forme physique lui permettant de répondre aux questions du tribunal. Selon lui, les raisons qui ont conduit à son incarcération ne sont pas celles qui ont été retenues à son encontre.  » Tout les juges connaissent la vérité, et la vérité est que la victime a été transformée en bourreau », s’était-il écrié face au juge qui l’interrogeait. Comme il l’avait fait lors de son jugement en première instance devant le tribunal de Sidi M’hamed, Tayeb Louh s’est également dit victime d’une conjoncture politique. Après un rappel de ces  » longues années au sein de la justice », il a affirmer regretter que des magistrats qui travaillaient sous sa coupe livrent des témoignages à charge contre sa personne. D’anciens juges et procureurs se sont en effet constitués dans ce dossier, révélant avoir subi d’énormes pressions en provenance du ministère de la justice dans le traitement de certaines affaires comme celles de Ali Haddad et Tahkout. D’autres sont revenus sur les sanctions dont Ils ont fait l’objet pour avoir refusé d’obtempérer aux ordres de la tutelle qui désirait annuler des poursuites contre les anciens oligarques. Les enquêtes menées ont fait ressortir l’implication de Saïd Bouteflika, inculpé et condamné à deux ans de prison en première instance pour avoir transmis à Tayeb Louh des SMS dans lesquels il recommandait, notamment, certains des anciens hommes d’affaires. Le procès devrait se poursuivre ce soir et demain aussi avec les plaidoiries des avocats.

Amel.Z

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