Kais Saied reçoit des journalistes du New York Times : « Ce n’est pas à cet âge que je vais devenir dictateur »

Kais Saied reçoit des  journalistes du New York Times : « Ce n’est pas à cet âge que je vais devenir dictateur »

Président atypique, adulé par son peuple, quoiqu’en disent et en pensent certains, Kais Saied a opté pour une méthode bien singulière, pour bne pas dire unique dans les annales, afin de s’expliquer vis-à-vis de l’opinion internationale, et américaine précisément.

Il a en effet reçu une délégation de journalistes du prestigieux New York Times non pas pour écouter et répondre aux questions de ces professionnels des médias, mais uniquement pour les rassurer. Brandissant très haut la constitution américaine que ce professeur universitaire a enseigné pendant trente longues années, il s’exclamera pour dire que la liberté de la presse est garantie en Tunisie, et que si des journalistes ont pu rencontrer des entraves dans l’exercice de leur métier, ce n’est qu’à cause des restrictions sanitaires d’usage. Et d’entrer dans le vif du sujet.

Non, il n’a pas violé la constitution, assure-il à ses hôtes. « Comment un constitutionaliste comme moi se baserait-il sur cette même constitution ? demande-t-il. Avant de prendre cette décision, que l’article 80 de notre constitution autorise, j’ai consulté le chef du gouvernement, celui du parlement et plusieurs autres hauts responsables ». et d’en expliquer les raisons. Des gens, tapis dans ce parlement, et protégés par leur immunité parlementaire, ont pillé des centaines de milliards de dinars. Ils ont transformé la Tunisie en districts. Celui qui a pris de l’argent, doit le rendre au peuple tunisien ».

Celui que l’opinion publique surnomme affectueusement Robocop à cause de sa façon  de   s’exprimer, assure également qu’il n’interfèrera pas du tout dans l’action de la justice. Mais celle-ci ira jusqu’à son terme assurément. Le règne de l’impunité et de la rapine est désormais révolu en Tunisie….

Ali Oussi

Vidéo :

https://fb.watch/747lVfWaBw/