La direction appelle à la mise en œuvre d’un plan de sauvetage : Le cri de détresse de l’Eniem

La direction appelle à la mise en œuvre d’un plan de sauvetage : Le cri de détresse de l’Eniem

Au bord de l’asphyxie financière, et « incapable d’assurer son approvisionnement en matières premières »,  l’ENIEM risque sous peu de retomber dans une cessation d’activité », est-il écrit dans une lettre adressé aux travailleurs de ce fleuron de l’industrie électroménagère du pays.

De plus, les origines de cette crise qui la secoue depuis des années semblent se résumer ainsi «   Nonobstant nos incessantes alertes, les promesses tardent à prendre corps et jusqu’à présent aucune solution concrète ne semble poindre à l’horizon. Les difficultés financières que connaît l’entreprise, plutôt que de s’estomper, s’accentuent faute d’un renflouement conséquent à même d’impulser une réelle et pérenne relance d’activité ».

Revenant aux récents incendies qui ont secoué la région de Kabylie et qui ont touché de manière indirecte l’Entreprise, le même communiqué indique : « La Kabylie en particulier, ainsi que quelques endroits du pays, ont connu ces jours-ci de violents incendies d’une ampleur jamais égalée. Ce malheur qui s’est abattu sur la Kabylie, semant en son sein la douleur et la désolation avec un long cortège de morts et de blessés, restera pour longtemps gravé dans la mémoire collective ».

 Les difficultés financières que connaît l’entreprise, plutôt que de s’estomper, s’accentuent faute d’un renflouement conséquent à même d’impulser une réelle et pérenne relance d’activité. Aujourd’hui, le point zéro est atteint avec un épuisement total des stocks à la fois de la matière première et des produits finis. Devant cet état de fait, qui n’est rien de moins qu’une impasse, l’impatience et l’agitation gagnent les travailleurs et le risque d’un conflit social est bien palpable », prévient la direction de l’Eniem.

En revanche, et comme l’espoir de voir cette entreprise renaître de ses cendres existe encore, l’appel de la direction laisse penser que celle-ci n’est pas totalement finie si les pouvoirs publics s’y intéressent un tant soit peu à la sinistre situation dans laquelle elle patauge. «  Cette entreprise, naguère joyau de l’industrie algérienne, peut redevenir performante et compétitive pour peu qu’elle bénéficie d’un accompagnement financier adéquat », conclut le communiqué de l’Eniem.

 Ferhat Zafane