La tribune est parue dans un magazine new-yorkais : « La Révolution algérienne a changé le monde en mieux »

La tribune est parue dans un magazine new-yorkais : « La Révolution algérienne a changé le monde en mieux »

La « Révolution algérienne a changé le monde en mieux », selon un article publié dans le dernier numéro du magazine américain de gauche Jacobin qui insiste sur l’importance de « se remémorer l’histoire héroïque » de l’Algérie et de « valoriser son legs révolutionnaire ».

Dans un article consacré à la Révolution algérienne signé Robert Maisey et publié via le site électronique du magazine new-yorkais, l’auteur souligne que « la lutte du peuple algérien pour l’indépendance et contre l’impérialisme comptait parmi les questions cruciales sur la scène politique durant le 20e siècle », arguant que « le parcours révolutionnaire héroïque du peuple algérien dénote une dynamique et une bravoure exceptionnelle de par le monde qui n’a d’égal que les épopées cubaine et vietnamienne ».

Dans son article Robert Maisey fait une rétrospective de l’occupation de l’Algérie, en remontant au début du colonialisme français, soulignant que pour la France, l’Algérie était « le centre de son empire colonial » et « un point focal de son projet impérialiste », d’où sa considération « comme une partie intégrante du territoire français, soit une circonscription française ».

L’auteur connu pour son militantisme syndical est revenu également sur le début de la prise de conscience chez les Algériens, rappelant leur première résistance « longue et farouche » contre la barbarie de la France coloniale aux premières années de l’occupation française de l’Algérie.

Il a ajouté que l’enrôlement des Algériens dans l’armée française durant les première et deuxième guerres mondiales et l’exode vers les zones industrielles dans les grandes villes algériennes et françaises étaient autant de facteurs ayant mis les Algériens à l’épreuve d’une nouvelle idéologie ».

L’auteur a estimé, dans ce contexte, que le communisme soviétique et le wilsonisme (par rapport au président américain Woodrow Wilson) et le mouvement réformiste musulman (Association des oulémas musulmans algériens (AOMA)) avaient contribué « à une prise de conscience nationale renouvelée ».

Par ailleurs, l’auteur a fait savoir que les massacres du 8 mai 1945 (fin de la deuxième guerre mondiale) ont « conduit à la formation du mouvement de libération. La révolution a été déclenchée le 1e novembre 1954 par le Front de libération nationale (FLN) et ses dirigeants militaires qui se sont appuyés sur le soutien populaire pour convertir les paroles en actes décisifs et ils ont réussi ».

Il a souligné que la réaction des français était de recourir à une politique de « répression brutale » à travers « les tortures, les arrestations et le massacre des civils », devenue la politique officielle de l’Etat français.

Toutefois, et dans le nouveau contexte international, ces anciennes méthodes barbares ont abouti à « des résultats qui sont allés à l’encontre de l’objectif souhaité où les vents de changement, qui ont soufflé sur le monde qui sous la domination coloniale, ont permis aux algériens de se rallier autour de l’emblème du FLN par milliers, voire millions », a-t-il ajouté. Le FLN s’est vite rendu compte de l’importance de la nouvelle dynamique internationale pour ouvrir la guerre sur deux front, local (le territoire) et international (diplomatique), notamment à la lumière de l’existence de personnalité historiques charismatiques, à l’instar d’Ahmed Ben Bella. La lutte s’est vite déplacé aux Nations unies ».

A la fin de son article, l’auteur a mis en avant « la montée de l’Algérie sur le plan international » après l’indépendance en dépit de la situation du chaos que la France a laissé en Algérie et son passage au régime communiste, devenant ainsi « un centre international prospère pour les révolutionnaires et pour les mouvements révolutionnaires du monde entier », ainsi qu’un centre de défense des questions africaines, du tiers monde, de libération et de développement ».

A.O