« L’Algérie est visée par un plan bien structuré pour la déstabiliser »

« L’Algérie est visée par un plan bien structuré pour la déstabiliser »

Un plan « bien structuré » a été  élaboré pour « déstabiliser » l’Algérie. Cette mise en garde a été lancée ce lundi par le politologue Mustapha Heddam lors de son passage sur les ondes de la radio Chaîne III.

Selon lui, des Algériens « au service d’officines étrangères » exécutent ce plan machiavélique qui porte atteinte aux segments qui font la force du pays. Il a cité, entre autres, « l’économie, la diplomatie et l’Armée nationale populaire (ANP) ».

Le politologue est revenu sur les derniers événements, à savoir les incendies survenus dans le nord du pays et l’assassinat du jeune Djamel Bensmail. Ils indiquent de manière, « qui ne prête à aucune équivoque, qu’il y a un plan structuré et organisé avec des objectifs criminels mis en exécution pour déstabiliser l’Algérie », a-t-il confié.

L’objectif, d’après lui – en tout cas pour ce qui est de l’assassinat du jeune Djamel, est de briser la solidarité formidable entre les Algériens. Une tentative que ces derniers ont mise en échec en maintenant leur élan.

Quid des commanditaires ? « Tout observateur avisé ne peut soustraire les deux nébuleuses qui cherchaient la déstabilisation de l’Algérie, allusion faite aux mouvements du MAK et de Rachad, par ces crimes abominables », a souligné l’analyste.

Poursuivant sa lancée, il a expliqué que « dans les guerres de quatrième génération, il y a une manière d’agir pour mener un pays au chaos ». « Il ne s’agit plus de frappes de blindés ou des bombardements d’avions, mais en ciblant plutôt différentes lanières de fractures », a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, M. Heddam a précisé que quatre lignes de fractures sont utilisées pour déstabiliser un pays. Il mentionne « les différences religieuses, ethniques, les droits de l’homme et les droits de la femme ». « On a eu droit au quatre fractures », s’est-il alarmé.

Et de rappeler les épisodes des Ahmadites et les tentatives de semer la discorde entre arabophones et berbérophones.

Le politologue s’est, par ailleurs, référé aux déclarations du ministre israélien des Affaires étrangères, qui depuis Rabat, a supposé être préoccupé par « les positions de l’Algérie ». « Cela veut dire, on ne peut mieux, que les plans contre l’Algérie sont en exécution », a-t-il mis en garde.

Djaouad Amine

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