L’Algérie et le Canada sur la même longueur d’ondes

Crise malienne

 L’Algérie et le Canada sur la même longueur d’ondes

Le Canada et l’Algérie entretiennent d’excellentes relations diplomatiques depuis les premières années de l’indépendance. S’agissant notamment du règlement de la crise malienne, les deux pays partagent la même vision.  « L’Algérie et le Canada travaillent ensemble pour faire avancer l’accord de paix au Mali issu du processus d’Alger », a en effet  affirmé l’ambassadeur du Canada en Algérie, Christopher Wilkie, dans une contribution publiée ce  jeudi 11 juin,  dans la presse nationale

L’ambassadeur du Canada a reconnu «le rôle-clé de l’Algérie comme président du Comité de Suivi de l’Accord (CSA)», en rappelant que son pays a facilité des aspects importants de la mise en œuvre de cet accord notamment à travers «le financement à hauteur de 9,8 millions de dollars du Fonds d’affectation spéciale de la Minusma, parmi d’autres contributions».

Pour M. Wilkie, Ottawa «continue son soutien à la formation au sein de la Minusma (la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali)».

Le rôle pivot de l’Algérie pour la paix mis exergue

Concernant la paix, le Canada, souligne son ambassadeur à Alger, « a soutenu et soutient encore les efforts de l’Algérie (qui présidait l’ouverture de la session 2020 de la Conférence du Désarmement ONU) afin de redynamiser ce forum unique de négociations dans le domaine du désarmement mondial, un travail sans merci, mais qui reste très important ».

Dans la région de l’Afrique de l’Ouest, au sein du Forum mondial de lutte contre le terrorisme (CGTF), le Canada et l’Algérie ont co-présidé le Groupe de Travail au Sahel (et subséquemment le Groupe de Travail de l’Afrique de l’Ouest) pendant huit ans, rappelle-t-il.

Le diplomate canadien s’exprimait à quelques jours du vote prévu les 17 et 18 juin en cours, au siège de l’ONU à New York, lors duquel chaque pays membre de l’AG de l’Onu sera appelé à voter pour des pays ayant soumis les candidatures au siège non permanent au Conseil de sécurité.

S’il obtient un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU en 2021-2022, a dit M. Wilkie, le Canada proposera d’intégrer activement et de façon novatrice les Objectifs de développement durable (ODD) aux travaux du Conseil, d’encourager une collaboration plus étroite entre le Conseil de sécurité, l’Union africaine et d’autres organisations régionales et de continuer à mettre davantage l’accent sur la prévention des conflits et la consolidation de la paix.

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