« L’Algérie sera un Etat social ad vitam aeternam », assure le Président de la République

« L’Algérie sera un Etat social ad vitam aeternam », assure le Président de la République

Depuis l’indépendance, l’Algérie a pris en charge les besoins de sa population dans tous les domaines, elle a toujours représenté l’Etat social par excellence, de telle sorte que des erreurs d’appréciations ont été commises, ce qui a permis à une partie de citoyens de s’accaparer d’une manne financière non négligeable, destinée auparavant aux plus démunis. Les erreurs et les errements ‘calculés’ ont mené le pays vers diverses crises financières qui brisé le dos de la classe moyenne et des plus démunis, et c’est aussi une des raisons profondes qui ont poussé les algériens, tous les algériens victimes de ces pratiques, de refuser la poursuite de la gabegie et d’un cinquième mandat qui aurait détruit le pays.

Avec l’avènement de l’Algérie nouvelle, ce sont toutes ces pratiques prédatrices qui vont être mises à l’écart, grâce aux profondes réformes touchant les subventions accordées par l’Etat aux produits de première nécessité initiées par le président de la république, Abdelmadjid Tebboune.

Dans ce cadre, il a affirmé aux deux journalistes du ‘Le Point’ que : « l’Algérie sera un Etat social ad vitam aeternam », mais il tempère ses propose en précisant que : « l’Etat social reste un principe valable pour les classes moyennes et démunies, mais les plus riches ne doivent plus être concernés par les subventions ». Dans sa réponse aux journalistes, Abdelmadjid Tebboune rappelle que l’Etat social en Algérie est une exigence de ceux qui se sont sacrifiés pour ce pays, portée dans la déclaration du 1er novembre qui ‘préconisait la création d’Etat démocratique et social’.

Mais cet Etat social doit profiter en premier lieu aux classes moyennes et démunies car, précise le président : « aux premières années de l’indépendance, les millionnaires se comptaient sur les doigts d’une seule main, maintenant l’Algérie compte des centaines de milliardaires », qui ne devraient donc pas bénéficier des subventions accordées par l’Etat car n’étant pas dans le besoin.

Pour l’entame des réformes, le président de la république affirme que le projet est en cours d’élaboration et qu’il attend l’élection des assemblées élues (parlement et assemblées locales) pour entamer ‘une réflexion nationale’, notamment avec les syndicats, le Conseil Economique et Social et environnemental et les élus’.

C’est là aussi un des points forts du programme présidentiel pour la mise en œuvre de l’Algérie Nouvelle dont l’une des assises les plus sures est la justice sociale.

Tahar Mansour