L’ANP met en garde : « La sécurité nationale, une ligne rouge »

L’ANP met en garde : « La sécurité nationale, une ligne rouge »

L’engagement sincère de l’Armée nationale populaire pour la préservation de l’État national et ses institutions républicaines, en adéquation avec les intérêts du peuple algérien et ses ambitions légitimes, et ce, conformément à ses missions constitutionnelles, n’est plus à démontrer.

Sans trop tourner autour du pot, l’Armée nationale populaire (ANP) a sévèrement mis en garde ce 04 mai, contre les « complots qui se trament contre l’Algérie », visant sa sécurité et la quiétude de ses composantes.

Rappelant  que notre pays,   s’apprête à entamer un important processus  de  changement  démocratique escompté et adopté par le peuple algérien, tel que l’a promis président de la République, Abdelmadjid Tebboune, la revue EL Djeïch, a en effet relevé dans l’édition de son dernier numéro de ce mois de mai, qu’avec l’approche de ce rendez-vous important dont les prémices indiquent la prévalence des garanties sûres pour le déroulement des élections libres et intègres, « la scène nationale observe un nombre d’évènements suspects qui versent dans leur ensemble dans la tentative d’entraver ce processus démocratique national ».

« En réalité, la lecture réfléchie de la scène nationale, sous tous les angles et les aspects sécuritaire, politique et social, nous mène inévitablement à deux constats. Le premier est que les opposants au changement ont puisé toutes leurs capacités et espoirs de retourner sur la scène politique », lit-on dans l’édito.

En revanche, affirme encore El Djeïch, le deuxième constat est qu’ils ont opté pour des méthodes basses, les plus importantes consistent en l’exploitation des problèmes professionnels des travailleurs pour propager leur venin.

Les grèves qui ont poussé comme des champignons, dernièrement, sont la meilleure preuve, selon le porte-voix de l’ANP notant que plusieurs indicateurs prouvent que ce qui est en train de se produire s’inscrit dans le cadre des tentatives vaine set désespérées de déstabiliser la sécurité nationale, en embrasant la rue, en suscitant la colère du peuple, en poussant à davantage de congestion pour que la situation finisse  par  exploser,  dans  l’espoir  d’entraver  les prochaines  échéances  électorales  qui,  désormais, dérangent les opposants au changement et les partisans de la contre-révolution.

Ces derniers,  ont l’habitude de façonner un Parlement sur mesure, utilisant l’argent sale en vue de bénéficier de l’immunité parlementaire et de la protection de leurs intérêts au lieu de servir le peuple qui les a élus.

Une protesta non innocente

Avant d’exposer ces indicateurs, EL Djeïch, a insisté sur la nécessité souligner  que  les  problèmes  professionnels  et  les revendications légitimes du peuple sont une réalité qu’il est impossible d’ignorer mais, bien au contraire, qu’il faudrait toujours réitérer.

« Ces impératifs sont parmi les préoccupations cruciales des hautes autorités du pays », note encore la revue qui rappelle que la grève est un droit légitime garanti par la Constitution.

Ce droit est renforcé par l’avènement de l’Algérie nouvelle  qui    permet  les  rassemblements  et  la manifestation, conformément à l’article 52.

En revanche, toute exploitation irrationnelle et autoritaire de ce droit peut  conduire  à  de  grands  dérapages  qu’il  est impossible d’ignorer.

Ainsi, comment peut-on expliquer l’appel à la grève dans des secteurs sensibles à la veille du mois sacré.

« Ainsi, lorsque la pratique de ce droit s’oppose aux intérêts suprêmes de l’Etat ou entrave les intérêts des citoyens se pose la problématique de la légitimité de la pratique de ce droit par la force de la loi », estime l’éditorialiste d’El Djeïch, pour qui,  l’appel d’organiser des manifestations et de mener des grèves dans plusieurs secteurs à la fois, coïncidant avec l’approche des élections, « laisse poser plusieurs questions sur le timing de ces grèves et la revendication des droits professionnels légitimes ! »

Ila dans ce sens, relevé que le président de la République a déjà affirmé la nécessité de remédier aux lacunes enregistrées dans l’ensemble des secteurs, et la nécessité de les traiter progressivement. Cependant, il a tenu à souligner qu’il est impossible de régler tous les problèmes accumulés  en un  temps  record  mais,  plutôt,  travailler  par  étapes.

Néanmoins, l’entêtement de certains à tenir des grèves à un moment suspect est la meilleure preuve que ceci ne peut s’inscrire que dans une tentative à semer le trouble pour réaliser des objectifs et des intérêts qui ne vont pas dans  le  sens  de  l’amélioration  de  la  situation professionnelle et des droits des travailleurs.

« Tout ceci se déroule à un moment où notre pays est confronté à des  menaces  criminelles, orchestrées par des mouvements terroristes et racistes ayant déclaré leur haine envers l’Algérie », note-t-on encore dans l’édito.

Pour EL Djeïcn, et loin « de la langue de bois, les hautes autorités de l’État représentées par Monsieur le président de la République n’ont-elles pas été précurseurs dans le traitement de manière  réelle  et  objective  des  problèmes  et  des préoccupations des citoyens. A leur tête, l’amélioration de la situation sociale et le renforcement du front social ».

La bataille des «zones d’ombre» n’est qu’un exemple de cette forte volonté qui anime les hautes autorités du pays pour une meilleure prise en charge des préoccupations des citoyens dans les zones fragiles.

Malgré la situation financière difficile, engendrée par la baisse des prix des hydrocarbures dans les marchés internationaux,  en  plus  des  conséquences  de  la pandémie  du  coronavirus,  il  a  été  procédé  à l’augmentation du salaire national minimum garanti à20.000 DA ainsi que l’exonération d’impôts des salaires de moins de 30.000DA, des mesures dont ont bénéficié plus de 6,5 millions de travailleurs.  En conclusion, note l’ANP, il est attendu du citoyen de ne pas être entraîné  derrière  les  mensonges  et  rumeurs.

Leurs instigateurs  tentent  d’exploiter  ces  conditions exceptionnelles et d’investir dans la situation sociale du citoyen et dans des actions malsaines déguisées sous formes de droits.

Ce qui est certain, c’est que le peuple, de par sa conscience et son engagement ainsi que sa parfaite connaissance  de  la  réalité  vécue,  ne  donnera  pas l’occasion aux perturbateurs de le prendre en otage, dans une tentative de porter atteinte à la sécurité et la stabilité du pays.

« Que tous ceux qui tenteront de porter atteinte à la sécurité et à la stabilité du pays et des citoyens doivent savoir que la sécurité de l’Algérie est une ligne rouge à ne pas franchir », averti EL Djeïch….

M.M.H