Le chef de l’Etat à propos des pénuries touchant les produits de large consommation: «La présidence mène son enquête» 

Le chef de l’Etat à propos des pénuries touchant les produits de large consommation: «La présidence mène son enquête» 

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a affirmé, ce samedi soir, que les pénuries et les tensions qui touchent les produits de première nécessité, sont incompréhensibles. Lors d’une rencontre avec des représentants de la presse nationale où il a eu à aborder plusieurs questions liées à la situation sociale du citoyen notamment les dernières pénuries, le chef de l’Etat a révélé que les services de la présidence de la République sont en train d’enquêter. « La présidence est en train d’enquêter sur le pourquoi de ces pénuries», a indiqué le président Abdelmadjid Tebboune qui soutient que ces pénuries « ne devraient pas exister », car le pays a des ressources financières suffisantes pour importer les produits. Il parlait de produits pharmaceutiques qui manquent au grand dam des patients. « Je communiquerai les résultats de l’enquête » s’est-il engagé.

Le président a totalement exclu que cette situation cacophonique soit le résultat d’un problème de concordance entre toutes les structures existantes. « Chacune a son travail, ça n’a absolument rien à voir », a-t-il assuré. D’autant que les pénuries touchent d’autres produits essentiels.

Où réside le problème donc pour que le citoyen se retrouve à courir derrière le sachet de lait chaque matin ou à quémander son huile de table et sa semoule ? Le premier ministre, ministre des finances, Aïmene Benabderrahmane avait, lui, estimé , en janvier dernier, que la pénurie de certains produits de consommation, telle que l’huile de table, était due principalement à une perturbation dans la distribution, assurant d’un retour à la normale « durant les prochains jours». Le ministre du commerce a accusé, quant à lui, les grossistes qui « refusent de distribuer » certains produits car «la marge de bénéfice est faible». Il pointe également du doigt, le comportement des consommateurs qui en stockant les produits, créent la tension. Du côté de la pomme de terre dont les prix ont atteint les 140DA/kilo, le ministre de l’agriculture s’était suffi d’annoncer la prise de plusieurs mesures exceptionnelles pour freiner la flambée des prix.

Certes une baisse a été ressentie mais la pomme de terre, le produit le plus consommé en Algérie après le pain, coûte toujours 100 à 110 Da le kilo ! Et à bien voir, les deux secteurs qui sont à charge de produire, d’acheminer et de distribuer les produits de première nécessité, n’ont pas réussi à endiguer la crise qui ne fait que s’aggraver.

Pour le chef de l’Etat, le seul palliatif aux pénuries, est la production nationale pour ne plus dépendre de l’importation.

Hayet Youba

 

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