Le gang Nigérien de traite des personnes, spécialisé dans la mendicité, sévit fortement en Algérie.

Le gang Nigérien de traite des personnes, spécialisé dans la mendicité, sévit fortement en Algérie.

(*) Hassen Kacimi

Si on doit donner un exemple, pour illustrer ce phénomène, on peut citer celui de Maghtaa Kheira, contrôlé complètement, par un gang qui récolte, quotidiennement, un revenu moyen , produit de la mendicité, d’environ 250.000 DA .

C’est le chiffre avancé par les commerçants de Douaouda qui reçoivent, en fin de journée, le produit de la mendicité, en petite monnaie, pour l’échanger en billets de dinars.

Pour cela , ce gang fait travailler, par la force et la violence, environ 300 femmes et enfants, pour la pratique illicite de la mendicité .

Maghtaa Kheira, se trouve au niveau de la Commune de Douaouda, Wilaya de Tipaza. C’est le lieu où réside illicitement, environ 500 migrants Nigériens, constitué, dans leur majorité, par des enfants et des femmes Nigériens, venant principalement du sud du Niger, des régions de Zinder, Difa, Maradi etTaoua.

Les régions de Difa et de Zender, frontalières du lac Tchad, sont une zone qui constitue le gros des effectifs de Boko Haram. Ce qui explique pourquoi les femmes nigériennes, mêmes les petites filles qui arrivent en Algérie, pour pratiquer la mendicité, sont toutes voilées.

Le village Nigérien de Megtaa kheira est maintenu très connu au sud du Niger, puisqu’il constitue, maintenant, le lieu de résidence attitré de femmes et des enfants, transférés vers l’Algerie, par les réseaux criminels Nigériens de traite des personnes,pour la pratique de la mendicité en Algérie.

Ces migrants Nigériens,venant du sud de ce pays, sont tous des Haoussas. L’Algerie commence à recevoir,aussi, les Haoussas du nord du Nigeria, pour la pratique de la mendicité, dans notre pays.

C’est un phénomène qui prend de l’ampleur, puisque c’est tous les Haoussas, dont la population est d’environ 50 millions, éparpillés dans les pays de la CEDAO, commencent tous à migrer massivement vers l’Algerie, à la recherche d’une terre de substitution, et d’une patrie, pour s’installer durablement.

Le gang de Maktaa Kheira est encadré par un groupe d’environ trente hommes, Nigériens, qui ont mis en place une organisation, ayant permis de construire plus d’une centaine de baraques, dans des buissons, qui ne sont pas visibles à l’œil nu, pour ne pas attirer l’attention des pouvoirs publics . Ce village est partagé en deux, séparant les chrétiens les musulmans.

Les migrants chrétiens disposent même d’une discothèque improvisée, avec deux grandes baffes, pour animer des soirées, bien arrosées, avec la participation de femmes Subsahariennes, qui pratiquent la prostitution.

Les entrées et de ce village sont contrôlés par des vigiles, qui tiennent, dans les bissons, des armes contondante, pour empêcher tout Algérien d’y pénétrer .

Plusieurs opérations de rapatriement ont été organisées, mais le gang arrive toujours à échapper aux services d’intervention. C’est pourquoi, il arrive toujours à reconstituer le village, en organisant à partir du Niger, l’arrivée en Algérie, de milliers de femmes et d’enfants, pour la pratique de la mendicité.

Chaque matin, entre 8 heures et 11 heures du mati, les femmes et les enfants Nigériens sortent du maquis de Megtaa kheira, ou du village Nigérien, sur la route nationale, pour aller vers des destinations précises, pour pratiquer la mendicité.

Des clandestins Algériens, passent avec leurs véhicules banalisés, pour les transporter, chaque chaque matin, et les ramener au village Maghtaa Kheira, chaque fin d’après midi.

Le gang Nigérien a mis en place une organisation et un circuit, pour installer ces mendiants, au niveau des principales artères, et places publiques.

Les chefs du gang, sont les derniers à sortir du camp, pour éviter toute surprise, en cas d’intervention imprévue, des services habilités .

Le gang criminel de traite des personnes, est très bien informé. Ceci a permis d’installer ce village informel, entre les limites administratives, des wilayas d’Alger et de Tipaza. Une telle astuce, ingénieuse, a permis de maintenir, en vie ,ce village depuis des années.

Le gang criminel Nigérien de traite des personnes, brasse des milliards, avec le produit de la mendicité, qui s’est redéployée sur tout le territoire national, mettant sérieusement en danger notre sécurité nationale.

Ce gang criminel doit, sans aucun doute, être bien encadré, pour faire des opérations de grande ampleur, transférant des milliers de femmes et d’enfants Haoussas, vers l’Algerie.

Derrière ce réseau criminel de traite des personnes, se niche un projet caché, qui ambitionne de transférer les 50 millions de Haoussas, du Sahel et des pays de la CEDEAO, vers l’Algerie, pour s’installer durablement en Algérie, comme patrie de substitution.

Le même scénario subversif s’est développé, au nord de la Syrie, avec les Kurdes, chassés de la Turquie, et au sud de la Libye, depuis 50 ans, avec les Toubous Tchadiens qui ont été massivement transférés, vers le Fezan Libyen.

Le transfert massif des Haoussas, vers l’Algerie, n’est pas une vue de l’esprit, mais une réalité à laquelle on doit apporter des mesures fermes, pour répondre à un tel complot, qui cherche à instrumentalisé le dossier de la migration, en Algérie.

Les grandes villes Algériennes connaissent, simultanément, de manière synchronisée, et suspecte, une arrivée massive de migrants du Sahel et des pays de la CEDEAO, dans l’objectif est de noyer l’Algerie de migrants.

Si on doit faire une évaluation de ce dossier, on doit remonter au début de l’année 2000, où l’Algerie a commencé à recevoir les premières vagues de migrants Subsahariens .

A l’époque, les autorités politiques du pays ont laissé faire, et elles n’ont pas réagi à temps, pour éviter le pire.

Les autorités du pays ont commencé à réagir avec précipitation, lorsqu’on a commencé à enregistré des confrontations, avec des migrants Subsahariens, au niveau de plusieurs Wilayas.

Ce n’est qu’en 2015 que les opérations de rapatriement et de reconduction ont été lancées. Plusieurs villages Subsahariens ont été éradiqués. Cela a permis de découvrir, dans ces villages Africains, que les migrants étaient lourdement armés d’armes blanches, et d’objets contondants, se préparant à mener des opérations d’atteinte aux biens et aux personnes, par la constitution de gangs de malfaiteurs, qui s’adonnaient à toutes sortes d’activités illicites.

L’Algerie a reçu aussi en 2018, des centaines de combattants etrangers, sous le statut de migrants, redéployés vers l’Algerie, par des réseaux subversifs, à partir de zones de combat, au nord de la Syrie.

Il y’a eu aussi une cellule du Mossad qui a été démantelées à Ghardaia, en 2018, composée, dans sa totalité, par des migrants, entrés sur le territoire national, de manière illicite.

L’Algerie reçoit annuellement un nombre important de migrants Subsahariens, dont nous ne connaissons pas l’identité et les antécédents judiciaires, encore plus, ces derniers arrivent en Algérie, avec de fausses identités.

Le transfert de plusieurs ethnies Africaines, vers d’autres pays africains, a été encouragé par les autorités coloniales, depuis le début du 19 siècle, pour opposer les populations, dans des confrontations sanglantes.

Le cas du Mali et de plusieurs pays Africains, vivent actuellement, de manière dramatique, de tels conflits ethniques, qui menacent l’unité et la stabilité de ces pays.

On peut nous reprocher,peut être, de stigmatiser les migrants, mais cela n’est pas vrai, parce que chaque État a l’obligation de gérer la sécurité et l’ordre publics. Il y’a un principe qui a fait œuvre de jurisprudence, au sein de l’Union Européenne, qui dit que la migration ne doit absolument pas entrer en confrontation, avec la sécurité.

L’Union Européenne a mis en place des dispositifs et des budgets, importants, pour fermer le frontières orientales, centrales et occidentales de la Méditerranée.

Cela a eu comme premières conséquences, le redéploiement de la migration vers l’Algerie, pour en faire un pays de destination, et une plateforme de débarquement migratoire. Ce sont ces dispositifs, mis en place par l’UE, qui font que l’Algerie reçoit maintenant plus de migrants, que reçoivent les 28 pays de l’UE.

Des villages comme Megtaa Kheira, contrôlés et organisés par des réseaux criminels de traite des personnes, et de trafic de migrants, il y’en a des centaines qui sont implantés sur le territoire national, menaçant notre sécurité nationale.

C’est une véritable alerte à l’intention des pouvoirs publics, pour démanteler au plus vite, ces villages Africains, sous le contrôle de gangs criminels.

Suite à des évaluations qui ont été faites, au plus haut niveau, confirmant la véracité de telles informations, le Premier ministre a instruit les secteurs concernés, pour faire face à une telle menace, et prendre les mesures qui s’imposent, en pareille circonstance.

Le dossier de la migration est incontestablement instrumentalisé, par certains Etats, qui nous sont hostiles, pour déstabiliser l’Algerie, qui doit réagir avec célérité, fermeté et promptitude, pour lutter, sans état d’âme, contre ces réseaux criminels de traite des personnes et de trafic des migrants.

 

Hassen Kacimi

_____________________________________________________________________

Biographie M. Hassen Kacimi :

– Ancien directeur au ministère de l’intérieur , ayant présidé pendant 5 ans , le comité interministériel chargé de l’étude et du suivi des problématiques migratoires.

– Gestion des crises , au sein du centre opérationnel du ministère de l’intérieur , que j’ai dirigé pendant cinq ans .

– Expert international des flux migratoires, reconnu par des organisations onusiennes.

– Expert du Sahel et de la gestion des crises .

– Représentation de l’Algerie , à l’étranger , en tant qu’expert.

– Plusieurs communications, à l’université de sciences politiques et l’école des sciences politiques.

– Plusieurs communications à  l’école de guerre de Tamenfoust .

– Distinction de l’institut fédéral allemand des hautes études de sécurité .

 

Twitter La Patrie News

Articles récents

Articles similaires