Le Makhzen contredit par des experts : Aucune découverte du pétrole au Maroc

Le Makhzen contredit par des experts : Aucune découverte de pétrole au Maroc

Contrairement aux allégations du Makhzen,  le  Maroc n’a fait aucune découverte de gisements de pétrole à Tarfaya, au large des îles Canaries.

L’Association des géologues et géophysiciens pétroliers espagnols (AGGEP), a en effet rendu public ce jeudi une note dans laquelle il est spécifié que « tous les chiffres qui ont été récemment publiés sur le pétrole fantôme au  Maroc entrent dans la catégorie des ressources non découvertes ou prospectives», a indiqué l’AGGEP dans sa note.

Autrement dit, il s’agit selon l’association espagnole d’une  «publicité organisée par le Maroc pour attirer les investisseurs».

Se basant sur les systèmes d’évaluation et de classification des  ressources et réserves d’hydrocarbures, qui fixent les critères de  détermination de la rentabilité d’un champ ou d’un puits de pétrole ou de  gaz, l’AGGEP explique que «la capacité d’un milliard de baril de pétrole  brut annoncée pour ces +découvertes marocaines+ paraît certes élevée, mais  ne servirait qu’à satisfaire la demande de pétrole d’un pays de taille  moyenne comme l’Espagne qui consomme 1,3 million de barils par jour et près  de 500 millions de barils par an, pendant deux ans».

Ce projet n’est pas rentable, au regard des coûts d’extraction aussi  élevés du fait de la profondeur de la mer, selon les experts.

Pour rappel, la  société britannique Oil & Gas avait annoncé le 13 du mois en cours,  la «découverte d’un champ pétrolier d’un potentiel de 1 milliard de barils au large d’Agadir, dans le sud du Maroc ».

« Sept de ces 67 puits ont été forés dans les eaux situées au large des côtes entre Agadir et Tarfaya, dont trois en eau peu profonde et quatre en eau profonde. Cinq d’entre eux (deux dans la zone de Tarfaya et Ifni, près des îles Canaries) se sont avérés contenir du pétrole ou des traces de pétrole », avaient rapporté des médias marocains se réjouissant bien entendu de  ces découvertes qui allaient ainsi dire « propulser le royaume au devant de pays producteurs de l’or noir » Que de pures illusions.

Le Maroc demeurera largement dépendant des importations. Le pétrole, à lui seul, représentant environ 62 % de ces importations, selon les quelques chiffres retrouvés ici et là.

D’ailleurs la  suspension de l’activité de l’unique raffinerie du Maroc, « Samir »,  suite à la décision de l’Algérie de fermer le gazoduc passant par le royaume et alimentant l’Espagne en gaz, a causé la perte de plus de 3.500 emplois chez les manutentionnaires et creusé le déficit commercial du pays, a relevé le syndicat de l’entreprise.

Non seulement : la suspension de l’activité de cette raffinerie a entraîné une baisse importante des stocks de produits pétroliers, avec la difficulté de contrôler et d’assurer la qualité et le flux d’approvisionnement provoquant également, une hausse des prix du carburant de plus d’un dirham par litre, en plus des bénéfices garantis avant la libéralisation du marché.

Laquelle hausse des prix du carburant a suscité un large mécontentement parmi les citoyens et les professionnels des transports au Maroc ainsi que chez les propriétaires de stations-service.

Sur les réseaux sociaux, les internautes ont lié les augmentations successives des prix de carburant à la cupidité des entreprises, dont la société détenue par le Premier ministre Aziz Akhannouch.

Ce n’est qu’un début d’autant que les spécialistes  affirment que l’économie marocaine entame l’année 2022 incertaine marquée par le creusement des déficits, l’augmentation du niveau d’endettement, une saison agricole menacée et la forte hausse des prix des matières premières et énergétiques.

Y.Y

 

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