Le président sahraoui entièrement libre de ses mouvements : Une leçon de morale et de justice administrée au Maroc

Le président sahraoui entièrement libre de ses mouvements : Une leçon de morale et de justice administrée au Maroc

Nous apprenons en exclusivité que Nacer Bourita, trainé dans la boue, et publiquement ridiculisé et désavoué, devrait annoncer dans les prochaines heures la rupture des relations diplomatiques du Maroc avec l’Espagne.

Décidemment, le Maroc collectionne les défaites diplomatiques, médiatiques, militaires et même judiciaires. Dernière souris (j’en souris sous cape), accouchée par la montagne makhzenienne : il s’agit de son incommensurable campagne menée contre le président sahraoui, Brahim Ghali, hospitalisé en Espagne pour des soins contre le virus du coronavirus.

Ce que voyant, Rabat avait cru toucher le graal, carrément le jackpot, en enclenchant de risibles procédures judiciaires contre le chef du Polisario sur la base de motifs à tout le moins oiseux. Dire que c’est pour ces drôles d’oiseaux, auteurs de plaintes surréalistes contre le chef d’Etat sahraoui, que le Maroc a franchi le Rubicon, en brouillant de manière quasi irréversible ses relations avec le royaume ibérique.

Réellement indépendant, comme dans tout pays démocratique digne de ce nom, la justice  espagnole n’avait pas d’autre choix que d’auditionner le président sahraoui. Cela a eu lieu ce mardi. Une belle occasion pour l’avocat de Brahim Ghali de se fendre d’un réquisitoire en bonne et due forme contre le colonisateur marocain d’une part, et d’un plaidoyer en faveur du droit légitime du peuple sahraoui de se défendre, et de lutter pour son indépendance.

Ce procès, duquel Rabat attendait beaucoup, et qui a poussé son chef de la diplomatie à se ridiculiser et à se donner en spectacle sur plusieurs chaines de télévision mondiale, ou plutôt cette audition s’est foncièrement retournée contre ses promoteurs.

Ce qui n’est pas sans rappeler le fameux procès des détenus sahraouis de Gdeim Izik en 2017, transformé en procès contre les crimes marocains, ainsi que ses gravissimes atteintes aux droits de l’Homme, comme il en sera question dans quelques jours dans un entretien-fleuve avec Claude Mangin épouse du prisonnier politique Naâma Asfari. Le président sahraoui est donc libre de tout mouvement. Son avocat a même mis à profit cet évènement pour porter haut et fort la voix juste et noble de la cause sahraouie. Il va sans dire que monsieur Brahim Ghali n’a absolument rien à se reprocher.

A la tête de la RASD (république arabe sahraouie et démocratique, membre fondateur de l’Union Africaine, que même le Maroc reconnait officiellement par décret royal, il mène un combat juste et noble contre le joug colonialiste du Maroc. Plus d’une centaine d’Etats reconnaissent la RASD ainsi que le bien-fondé et la légitimité du combat du Polisario.

On par ailleurs apprend, en exclusivité que le Maroc, fou de rage par cette énième défaite, devrait rompre publiquement et officiellement ses relations diplomatiques avec l’Espagne dans les toutes prochaines heures.

Aveuglé par la rage de la défaite, il confond entre sa justice aux ordres et celle de l’Espagne, où un magistrat décide et statue en son âme et conscience, et en toute indépendance.  Cette victoire diplomatique, médiatique et politique va certainement représenter une avancée historique et un tournant majeur pour la cause sahraouie. C’est dire que le droit, la justice et la morale finissent toujours par triompher…

Mohamed Abdoun