Le président Tebboune crée un établissement pour relancer le film sur l’Emir Abdelkader

Le président Tebboune crée un établissement pour relancer le film sur l’Emir Abdelkader

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, veut que le film sur l’Emir Abdelkader soit réalisé. Il a décidé de créer un établissement public baptisé « Al Djazaïri pour la production, la distribution et l’exploitation du film sur l’Emir Abdelkader ».

Il s’agit, selon un décret présidentiel publié au dernier Journal officiel, « d’un établissement public à caractère industriel et commercial, doté de la personnalité morale » qui « jouit d’une autonomie financière ».

« L’établissement est régi par les règles applicables à l’administration dans ses relations avec l’Etat et est réputé commerçant dans ses rapports avec les tiers », indique l’article 2 du décret.

Placé sous la tutelle du Premier ministre, l’établissement aura son siège à Alger.  Ce dernier peut être transféré « en tout autre lieu du territoire national par décret présidentiel », comme l’explique l’article 4.

Bien sûr, le nouvel organisme est chargé de « produire, de distribuer et d’exploiter le film cinématographique consacré à l’Emir Abdelkader ». Il sera également chargé d’assurer la préparation et le développement du scénario du film et d’acquérir, de louer et d’équiper, en Algérie et à l’étranger, les installations et équipements techniques nécessaires.

De plus, il sera tenu de produire, de distribuer et d’exploiter le film et tous les produits cinématographiques et/ou audiovisuels y afférents, d’assurer les doublages, les sous titrages et les traductions du film et de ses dérivés dans différentes langues et de distribuer le film et ses dérivés sur le marché national et international.

Étant à caractère industriel et commercial, l’établissement peut « conclure avec toute administration, tout organisme public ou privé, national ou étranger, les conventions, accords, contrats et marchés nécessaires à la réalisation des missions liées à son objet », détaille l’article 7.

Pour son organisation, cette nouvelle entité « est administrée par un conseil d’administration et dirigée par un directeur général ». Des représentants de la présidence de la République, du ministère de la Défense nationale, de celui des Affaires étrangères, de celui de l’Intérieur, de celui des Finances ainsi que des représentants d’un certain nombre d’autres ministères composeront le Conseil d’administration.

Lequel conseil « peut faire appel à toute personne qui, en raison de ses compétences ou de son expérience, est susceptible de l’éclairer sur des questions inscrites à l’ordre du jour de ses séances », précise, dans ce contexte, le décret présidentiel.

Quant aux décisions, elles seront prises à « la majorité simple des voix des membres présents ». « En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante », souligne l’article 16.

Enfin, le directeur général de l’établissement est nommé par décret. « Il est mis fin à ses fonctions dans les mêmes formes », indique le texte.

Skander Boutaiba