Le téléphone d’Arnaud Montebourg lui aussi infecté par Pegasus : Le Maroc de nouveau épinglé

Le téléphone d’Arnaud Montebourg lui aussi infecté par Pegasus : Le Maroc de nouveau épinglé

Le scandale Pegasus n’en finit plus de faire parler de lui. Et d’éclabousser le Maroc au passage. Un ancien ministre français et candidat à la présidence, un socialiste d’origine algérienne, Arnaudd Montbourg, a annoncé que son téléphone avait été piraté par le programme Pegasus.

C’est le Maroc qui est au banc des accusés dans ce énième rebondissement. En attendant, la liste des personnalités politiques françaises ciblées par le redoutable logiciel espion Pegasus s’allonge.

Des analyses techniques réalisées récemment par la police française sur le téléphone de l’ancien ministre du Redressement productif confirment en effet qu’Arnaud Montebourg a lui aussi été infecté en septembre 2019 par le logiciel commercialisé par NSO.

Le client de la société israélienne a notamment utilisé une faille dans le système d’iMessage des téléphones Apple.

Ainsi, on trouve la trace de deux comptes e-mail, identiques à ceux qui ont été utilisés pour tenter d’espionner le journaliste marocain Omar Radi, l’avocat français Joseph Breham qui défend des prisonniers sahraouis, la journaliste de Mediapart Lenaïg Bredoux qui avait enquêté sur le chef des services secrets marocains, le sulfureux Abdellatif Hammouchi ou encore un autre ancien ministre français, François de Rugy.

L’avocat Joseph Breham, qui accuse lui aussi directement le Maroc, est allé jusqu’à comparer dans un entretien accordé à La Patrie News le royaume de Mohamed VI à la dictature de la Corée du nord.

Ces « marqueurs » d’attaques ou de tentatives d’attaques sont incontestablement liés au Maroc.

Arnaud Montebourg, avait été ciblé par le Maroc à une époque où celui-ci avait quitté la scène politique pour se reconvertir dans les affaires, et pour présider le conseil d’administration de France Algérie, une association créée pour renforcer les liens entre Alger et Paris.

L’ex-candidat à l’élection présidentielle a saisi la justice car il veut « connaître les commanditaires de cet espionnage industriel de haute portée technologique. »

Ces derniers sont bien connus. Leur mobile aussi. Le reste, tout le reste, n’est que littérature…

Wassim Benrabah

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