L’Elysée exprime le respect de Paris pour la nation algérienne : Le président Tebboune remporte son bras de fer avec Macron

L’Elysée exprime le respect de Paris pour la nation algérienne : Le président Tebboune remporte son bras de fer avec Macron

Oui, l’Algérie est une puissance régionale qui sait se faire écouter et respecter.

A peine une dizaine de jours après les conditions strictes posées par le président Tebboune avant de renouer normalement avec Paris, cette dernière, par le biais de la présidence française, et dans un communiqué élyséen parfaitement explicite, est venue donner pleine satisfaction aux conditions non négociables posées par Alger.

Le président Tebboune, dans un récent entretien accordé au magazine allemand Der Spiegel avait également prévenu qu’il ne fera le premier pas dans l’aplanissement de ce différend.

Force est de constater qu’il vient d’honorer l’Algérie et les Algériens avec brio en remportant haut la main ce bras de fer diplomatique avec son homologue français Emmanuel Macron «regrette les polémiques et les malentendus» avec l’Algérie et «a le plus grand respect pour la nation algérienne» et «son histoire», a en effet indiqué l’Elysée ce mardi.

«Le président de la République regrette les polémiques et les malentendus engendrés par les propos rapportés» et «il est fortement attaché au développement de la relation» entre la France et l’Algérie, a précisé un conseiller au cours d’un brief de presse consacré à la conférence sur la Libye organisée vendredi à Paris.

Cette sortie médiatique a de quoi apaiser très sensiblement les tensions diplomatiques apparues entre Alger et Paris après la regrettable et inacceptable sortie de Macron sur la nature du régime algérien et sur l’histoire de notre nation avant la colonisation française.

Certes, la reprise du travail mémoriel peut reprendre son cours, même si elle risque d’être perturbée par la campagne présidentielle hexagonale, qui s’annonce tendue et lourde en rebondissements.

En attendant, le rôle de l’Algérie dans le règlement de la crise libyenne, que la France de Sarkozy a provoquée, ne peut absolument pas se faire sans l’aide et le concours de l’Algérie…

Ali Oussi