Les associations de jeunesse plaident pour une participation active en Algérie

Les associations de jeunesse plaident pour une participation active en Algérie

Lors d’une cérémonie qui s’est tenue au sein du Ministère de la jeunesse et des sports, le collectif des associations algériennes de jeunes « SHAREK » a remis à Mr Sid Ali Khaldi, Ministre de la jeunesse et des sports, un recueil de plaidoyer intitulé « La jeunesse moteur de la nouvelle Algérie » portant sur 10 (dix) propositions concrètes visant à améliorer la participation des jeunes dans la vie publique et politique en Algérie.

Les associations de jeunes du collectif « SHAREK » issues des quatre coins du pays se positionnent en force de réflexion, de proposition et d’action. Elles avaient lancé il y a quelques mois l’initiative « EchababYataharek » (les jeunes passent à l’action) une initiative citoyenne qui œuvre et plaide pour une meilleure participation des jeunes algériens et algériennes dans la vie publique et politique et dans le processus de prise de décision, tant au niveau central que local.

L’initiative vise à produire des contributions du mouvement associatif des jeunes dans les différents chantiers de réformes entamés par le secteur de la jeunesse et par l’Etat de manière générale dont la nouvelle constitution.

Le document remis par les associations de jeunes identifie dix (10) axes clés qui permettraient de créer le cadre institutionnel favorable à une participation réelle et effective des jeunes, dans tous les secteurs et à toutes les échelles. (Voir le document complet du recueil de plaidoyer  » La jeunesse moteur de la nouvelle Algérie  » en arabe et en français:).

Les dix points énumérés sont autant de portes d’entrée pour ouvrir le chantier de la participation effective des jeunes.

Combinés, ils pourront radicalement transformer le paysage social algérien en positionnant les jeunes comme acteurs de leur propre développement au niveau local et national.

Cette contribution est la première du collectif sur le plan national jeunesse dans son volet « participation citoyenne ». La mise en place de ce plan par le ministère de la jeunesse et des sports est une grande opportunité pour les jeunes et leurs organisations afin de contribuer en tant qu’acteur incontournable à la traduction des besoins et des aspirations de la jeunesse dans une politique publique multisectorielle et intégrée.

L’implication des associations de jeunes comme un partenaire stratégique dans la concertation, la formulation, la mise en œuvre et l’évaluation du Plan National Jeunesse est une démarche novatrice positive du ministère de la jeunesse et des sports dans la laquelle le collectif s’est inscrit.

Cette rencontre qui vise à alimenter « le plan national jeunesse », est le symbole du renouveau du partenariat entre le Ministère de la jeunesse et des sports et les associations de jeunes, un partenariat qui vise à bâtir une relation de confiance et à renouer entre la jeunesse et les institutions de l’Etat.

 

Réduire l’âge pour se porter candidat aux conseils élus et instances de gouvernance

 

Les associations de jeunes plaident pour que l’âge minimum pour se porter candidat aux assemblées élues au niveau communal, de wilaya et national soit ramené à l’âge de la majorité (19 ans) alors qu’aujourd’hui il reste limité à 23 ans pour l’APC et l’APW et à 25 ans pour l’APN). Le recueil appelle aussi à baisser l’âge minimum de candidature à la présidence de la république à 35 ans au lieu de 40 ans. Ces mesures donneront la possibilité à tous les citoyens algériens majeurs de s’engager dans la vie politique depuis le plus jeunes âges – sans exclusion basée sur l’âge – et d’ouvrir le champ aux compétences de la jeunesse dès l’âge de la majorité à partir duquel le citoyen algérien jouit de tous ses droits et  obligations. Se porter candidat aux assemblées élues devrait être un droit fondamental pour tout citoyen algérien majeur.

 Yahia Maouchi