La gestion de l’eau en Algérie

En Algérie, les ressources en eau douce sont rares et la disponibilité en eau potable est en décroissance continue en raison des rejets des déchets urbains et industriels. Ce problème est aussi aggravé par la sécheresse qui a touché l’ensemble de notre pays, et qui a montré combien il est nécessaire d’accorder une attention particulière à l’eau.

Et avec une étendue de 2 millions de km2 les écosystèmes sahariens représentent 87% de la superficie de l’Algérie. L’espace saharien est constitué de nombreuses et importantes unités géomorphologiques à l’instar des ergs (Oriental et occidental), des hamadas (Regs ou déserts caillouteux), des montagnes (Ahaggar) et des plateaux (Tassilis de l’Ahaggar et des Aajjers). Cet espace se singularise par des conditions climatiques extrêmes (étage bioclimatique saharien sensus Emberger) caractérisées par des températures élevées et des déficiences pluviométriques structurelles. Les ressources hydrauliques d’origine fossile y sont importantes mais non renouvelables. Du point de vue de la biodiversité, les écosystèmes sahariens sont paradoxalement riches mais fortement fragilisées par les conditions bioclimatiques et la montée en puissance de l’activité anthropique. Sur le plan végétation, l’écosystème saharien renferme 2 800 taxons avec un fort taux d’endémisme.

Du point de vue pédologique, les forages d’eau de moins de 100 m ne sont plus productifs, l’agriculture intensive du désert algérien a, plus d’un égard, des impacts sur le rabattement des nappes et l’assèchement des puits et forages en raison de leur surexploitation pour subvenir aux besoins en eau des cultures maraîchères

IMED BOUMARAF