Les travaux de restauration de la mosquée « Hassan Pacha » lancés après le confinement

Fin de visite de Malika Bendouda à Oran

Les travaux de restauration de la mosquée « Hassan Pacha » lancés après le confinement

 

L’un des joyaux cultuels de la ville d’Oran, la mosquée historique « Hassan Pacha » verra le lancement des travaux de restauration dès la fin de la période de confinement.

L’annonce a été faire par Mme Malika Bendouda, hier, mardi, lors de la deuxième et dernière journée de sa visite de travail à Oran. La ministre de la Culture et des Arts a, ainsi, déclaré que « le processus de restauration de la mosquée Hassan Pacha, qui sera concrétisé dans le cadre d’un accord de partenariat avec les Turcs, sera lancé immédiatement après la fin de la période de confinement », ajoutant que l’étude de ce projet est achevée et que « l’opération de restauration a été retardée en raison de la suspension de la navigation aérienne due à la pandémie de Covid-19 ».

Au cours de sa visite de cet édifice mémoriel dont la construction remonte à 1797, la ministre a affiché sa pleine satisfaction, en constatant que les familles qui y habitaient ont été relogées par les autorités locales dans des logements décents. « Cela va permettre le lancement des travaux de restauration », a-t-elle fait savoir.

Toujours dans le cadre du partenariat avec les Turcs, un autre site architectural va bientôt bénéficier d’une opération de réfection, il s’agit du Palais du Bey. Cet accord de coopération permettra par la même occasion la formation d’une main d’œuvre algérienne qualifiée. Cette même main d’œuvre pourra, à son tour, et grâce aux aptitudes acquises, prendre en charge des projets de restauration futurs.

Se rendant ensuite à Bétioua, sur le site de « Portus Magnus », vestige archéologique de l’époque romaine, la ministre a instruit pour l’installation d’une clôture afin de le préserver de tout acte de vandalisme ou de dégradation. Pour rappel, Portus Magnus qui s’étend sur une superficie de 32,94 ha a été classé en 1968 patrimoine historique et, en 2011, il a bénéficié d’une étude « Schéma de protection et de réforme ». Vu la valeur de ce site, Malika Bendouda a également annoncé qu’il sera renforcé par la création d’un bureau composé de représentants du Centre national de recherche préhistorique, d’anthropologie et d’histoire, du Centre national d’archéologie et du Bureau national pour la gestion et l’exploitation des biens culturels protégés afin d’entamer des travaux de fouille organisés. Un siège pour la protection des artefacts archéologiques sera également attribué à cet effet.

Avant de clôturer sa visite à Oran, la ministre de la Culture et des Arts s’est aussi rendue au sommet du mont Murdjadjo ou Aïdour, là où se trouvent le fort et la Chapelle Santa Cruz. Le premier a été érigé par les Espagnols entre 1577 et 1604, la seconde, se trouvant en contrebas du fort, date quant à elle de 1850.

Lamia B.