Liberté de la presse et droits des journalistes : Belhimer épingle RSF

Liberté de la presse et droits des journalistes : Belhimer épingle RSF

Décidemment, l’ONG RSF devra réfléchir à deux fois avant de se lancer dans de hasardeuses accusations, lancées à l’emporte-pièce contre l’Algérie en matière de liberté de la presse, et de respect des droits des journalistes.

Le ministre de la Communication, Ammar Belhimer, a répondu, ce jeudi, à Reporters sans frontières (RSF) qui a publié, il y a quelques jours, un rapport alarmant sur la liberté de la presse en Algérie.

Dans un communiqué rendu public ce vendredi, Ammar Belhimer a indiqué que l’Etat soutient « puissamment » la liberté de la presse « qui n’a de limites que celles de l’éthique et du droit».

« RSF dont nombre d’adhérents forcent le respect pour leur engagement sincère et désintéressé pour la défense de la liberté de la presse. Cette même organisation de Reporters sans frontières qui ne défend pas avec la même énergie et avec la même constance d’autres journalistes respectables dans d’autres pays, notamment arabes ou africains, alors même qu’ils sont bâillonnés et réellement harcelés », lit-on dans le communiqué.

« On sait que RSF, bien que ce soit une ONG, est un élément de la chaine d’expression du soft power français à travers le monde », a-t-il ajouté, soulignant que l’ONG « bénéficie du soutien, sous une forme ou sous une autre de l’AFD, l’Agence française de développement, de TV5 et de TV5 Monde, chaines de l’Audiovisuel extérieur français, de Radio France, de la Fondation de France, de l’entreprise publique EDF, du ministère de la Culture, du Conseil de l’Europe, de l’Instrument européen pour la démocratie et des droits de l’Homme (IEDDH) et, aux Etats Unis, de la Fondation Ford, de l’American Express et, surtout, de la NED, la fameuse National endowment for democracy, le cheval de Troie par excellence des révolutions colorées dans le monde, Maghreb et monde arabe en première ligne ».

« Sont autant d’attaches qui ont permis à un fils et petit-fils de colon qui ont fait couler le sang des Algériens dans la Mitidja d’accéder à sa présidence, avant de terminer comme maire d’extrême-droite d’une commune française et agent d’influence d’une petite pétro-monarchie», a conclu le ministre de la Communication.

R.N.