Libye : Des membres du Haut Conseil d’Etat rejettent l’approche marocaine

 Libye : Des membres du Haut Conseil d’Etat rejettent l’approche marocaine

Quarante membres du Haut Conseil d’Etat libyen ont, dans une déclaration conjointe, rejeté la logique des quotas régionaux, dans l’assignation des postes de souveraineté, approuvée au terme de la réunion de Bouznika au Maroc.

Les membres du Haut Conseil d’Etat libyen ont appelé dans un communiqué la Mission d’appui des Nations-Unies en Libye, les parties locales et internationales à respecter la déclaration constitutionnelle, ses amendements et résolutions judiciaires», ajoutant que les deux délégations libyennes présentes à Bouznika avaient été désignées pour parvenir à une «vision commune mais pas pour prendre des décisions finales sans renvoyer aux conseils et tenir sessions pour approuver ou désapprouver les accords».

Ils ont également exhorté la Manul à mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu, à retirer les mercenaires étrangers, à rouvrir les routes et à faciliter le retour des personnes déplacées de force dans leurs foyers», note la déclaration.

Selon les conclusions de cette réunion clôturée samedi à Bouznika, la région de Tripoli  (l’ouest) assumerait les fonctions de procureur général, du Bureau des comptes et du Haut-commissariat aux élections, Fezzan (Sud) a obtenu la Cour suprême, et la Commission anti-corruption, tandis que la Cyrénaïque (Barka- l’Est) obtient la Banque centrale et l’Autorité de contrôle administratif.

Lundi, la Haute Cour de justice de la Libye a rejeté les conclusions émanant de la réunion de Bouznika, basées notamment sur une «logique des quotas régionaux», mettant en garde contre toute atteinte au statut du pouvoir judiciaire».

Dans un communiqué relayé par des médias libyens, la Haute Cour se démarque de ce qu’elle qualifie de «logique de quotas régionaux» concernant les postes de souveraineté, en particulier ceux de la commission électorale, de la Banque centrale ou de la commission anti-corruption, et ceux liés au travail du pouvoir judiciaire et à leur répartition dans les régions spécifiques, en insistant sur le critère de compétence pour la répartition des postes.

La juridiction a déclaré, qu’«elle n’accepterait pas les résultats des réunions de Bouznika concernant la mise en œuvre de quotas pour l’institution judiciaire, étant donné que la décision ne résultait pas d’un organe constitutionnel élu », notant que «ce qui s’est passé dans la ville marocaine de Bouznika est «une tentative de porter un coup à la cohérence de l’autorité judiciaire à l’est, à l’ouest et au sud».

Yacine Bouali