Ligue de Protection des Prisonniers Sahraouis dans les Prisons Marocaines : L’interdiction de la délégation internationale constitue une violation flagrante du droit international et des conventions relatives aux droits humains
Poursuivant sa politique de restriction d’accès aux territoires occupés du Sahara Occidental et de leur isolement vis-à-vis de tout contrôle international, les autorités marocaines d’occupation ont empêché, ce samedi 29 mars 2025, une mission internationale de défenseurs des droits humains et de journalistes de quitter leur avion à leur arrivée à l’aéroport d’El Aaiun occupé, en provenance de l’aéroport de Las Palmas dans les îles Canaries espagnoles.
La mission internationale était composée de :
• Jesús Maestro et Rosa Fernández de l’association « Um Draiga » en Aragon (Espagne), affiliée à la coalition CEAS-Sahara.
• La journaliste Gara Santana Suárez, correspondante du journal Canarias Ahora/ElDiario.es.
La délégation se rendait dans la région pour une mission officielle d’enquête et de surveillance de la situation des droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
La délégation a prévu une série de réunions sur le terrain qui incluaient les familles des prisonniers politiques sahraouis et des victimes de détention arbitraire, en plus du mécanisme de coordination qui comprend toutes les associations de la société civile sahraouie dans les territoires occupés.
Cette interdiction est l’aboutissement de la politique d’isolement systématique menée par les autorités occupantes, dans le cadre du blocus global imposé au Sahara occidental depuis 2014. Ce blocus a empêché les missions de l’ONU et les organisations internationales de défense des droits de l’homme, y compris les représentants du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, d’accéder aux territoires occupés.
Cette action révèle une contradiction flagrante entre la rhétorique officielle du Maroc sur la démocratie et les droits de l’homme et les pratiques répressives réelles auxquelles le peuple sahraoui est soumis. Cette décision met également en évidence les craintes de l’occupation marocaine de révéler ses violations à la communauté internationale. Avec cette décision, les voix des Sahraouis sont réduites au silence forcé, et leurs souffrances sont enterrées sous un black-out médiatique et un isolement international délibéré.
La ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines exprime sa profonde préoccupation face à ces pratiques qui méconnaissent les principes les plus élémentaires du droit international et ignore les efforts et des démarches des Nations Unies. La Ligue souligne que l’empêchement de la délégation internationale représente une violation flagrante des obligations internationales et entrave toute évaluation objective de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental occupé.
En conséquence, la Ligue exhorte la communauté internationale à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ces violations et appelle les États membres de l’ONU à exercer une pression efficace pour mettre fin au blocus imposé au territoire. Elle appelle également les organisations internationales et les médias mondiaux à intensifier leurs efforts pour découvrir les faits et exprimer leur solidarité avec la juste lutte du peuple sahraoui.
Ligue de Protection des Prisonniers Sahraouis dans les Prisons Marocaines
El Aaiun occupé / Sahara Occidental