Lyès Akhamouk,  sur les ondes de la chaîne III: « On se vaccine pour ne pas mourir »

Lyès Akhamouk,  sur les ondes de la chaîne III: « On se vaccine pour ne pas mourir »

Tous les appels appuyés  de preuves scientifiques lancés par les spécialistes de la santé publique n’ont dissuadé les Algériens, qui, dans la majorité, continuent de bouder la vaccination anti-Covid.  C’est d’ailleurs le « souci majeur » des autorités sanitaires.

« La réticence à la vaccination est un effet aggravant des contaminations, et demeure inquiétante, car on ne sait toujours rien  sur les formes de mutation, la transmissibilité et la dangerosité de ce virus mortel », a mis en garde ce jeudi matin, Pr. Lyès Akhamouk, infectiologue et membre du Comité scientifique du suivi du coronavirus.

« Avec ce virus, on a eu beaucoup de surprises et personne ne s’attendait à ce que la troisième vague soit très violente, personne ne voyait venir cette pression sur la demande d’oxygène qu’on n’a pas vécu à la première ni la deuxième vague », a-t-il dit plus explicite lors de son intervention sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale.

Pour Pr. Lyès Akhamouk,  « on ne se vaccine pas pour ne pas tomber malade mais on se vaccine pour ne pas aller à l’hôpital, pour ne pas mourir ». « C’est ce qui sauve le système de santé et c’est ce qui nous évite l’apparition de nouveaux variants », a-t-il soutenu.

Le spécialiste a dans ce sens pointé du doigt, les « complotistes qui partagent tout et n’importe quoi », sur les réseaux sociaux.

« Il va y avoir de nouveaux variants dans les pays à faible taux de vaccination notamment avec l’apparition d’Omicron détecté en Afrique du Sud où la vaccination n’excède pas les 40% », a-t-il averti.

Abordant le variant Omicron dont le premier cas avait été détecté mardi en Algérie, le membre du Comité scientifique, s’est montré rassurant notant  qu’il « très contagieux mais moins nocif que le variant prédominant Delta. »

D’une manière générale,  si on ne peut  éviter cette 4e vague, car on est en plein dedans, il faut, aux dires de l’intervenant, « d’aplanir la courbe et surtout se préparer au maximum affirmant  qu’on est toutefois mieux préparé. « Nous sommes mieux préparés par rapport aux deux vagues précédentes », a-t-il rassuré.

M.M.H

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