Makri, Baadji et Zitouni l’affirment – Le président à l’écoute des partis politiques

Makri, Baadji et Zitouni l’affirment

Le président à l’écoute des partis politiques

Hayet Youba

Poursuivant ses consultations avec les acteurs du monde politique, le président de la République a échangé, hier, avec les leaders de trois formations politiques. Il a ainsi reçu le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), M. Abderrezak Makri, le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), M. Abou El Fadhl Baadji et le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), M. Tayeb Zitouni. Avec chacun des trois hommes, le chef de l’Etat a évoqué les questions d’intérêt national mais aussi le contexte régional et mondial. Révélant les grandes lignes de la discussion qui les a réuni avec le chef de l’Etat, les responsables des trois partis politiques ont, tous, affirmé l’attachement du président à l’unification des efforts pour assurer la sécurité et la stabilité du pays. Le Secrétaire général (SG) du FLN), Abou El Fadhl Baadji a commencé par indiquer que le président Tebboune, était attaché à la concertation autour de « tout ce qui relève des questions intérieures et extérieures du pays » ajoutant, dans une déclaration à la presse au terme de l’audience qui lui a été accordée, « le président a tenu à écouter les avis des responsables des partis politiques sur les grandes questions importantes pour le pays ». Assurant que sa rencontre avec le chef de l’état a été « sincère et constructive », Baadji dit avoir « beaucoup appris des idées et des données présentées par le président de la République » et de relever « la convergence de sa position avec celle du FLN sur l’ensemble des questions nationales ». Abondant dans le même sens, Tayeb Zitouni, en plus de soutenir la démarche du président, a évoqué la nécessité de la soutenir pour édifier un front interne fort.

Le secrétaire général du RND s’est dit convaincu que le chef de l’état « a eu le courage d’ouvrir de grands chantiers de réforme politique et de renouveau institutionnel ». « Nous devons tirer avantage de tout cela pour édifier une classe politique et un front interne forts, impliquant tous les acteurs politiques et la société tout entière » a-t-il insisté. Une démarche qui permettra de « créer un climat propice à un décollage économique et de consolider la cohésion interne », a encore soutenu Zitouni indiquant que « nous ne pouvons parler de front interne, de stabilité nationale ou de souveraineté de nos décisions, que lorsque nous disposerons d’une économie et d’institutions fortes, d’où la nécessité de s’unir et de revoir notre approche économique ». Abderrazak Makri, lui, estime qu’il est nécessaire d’aller vers la consécration du développement économique, en tant que « garant fondamental » de la stabilité du pays. Le président du MSP dit avoir focalisé son échange avec le chef de l’état sur le développement économique, seul moyen d’assurer la stabilité et l’avenir du pays et de lui garantir sa souveraineté. Makri a exprimé son optimisme quant à l’avenir de l’Algérie, de sa jeunesse et de la société. «Nous espérons parvenir, en tant qu’Algériens, à cristalliser une vision commune au mieux des intérêts de notre pays et pour garantir les libertés et une transition politique effective, parallèlement à la promotion du rôle de la société civile et de sa contribution à l’allègement des charges de l’Etat » a souligné le chef de file de l’opposition au sein de l’APN. Il a souligné l’importance d’œuvrer pour que « la vision future devienne plus claire pour tous et pour que les Algériens soient rassurés que leur avenir est dans leur pays, mais aussi pour que la concurrence ouverte entre eux dans le cadre de l’égalité des chances, dans les domaines politique ou économique, soit garantie ».

H.Y.

Related Articles

Stay Connected

22,765FansJ'aime
3,313SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner
- Advertisement -spot_img

Latest Articles