Malgré la hausse mondiale, les prix du gaz algérien ne devraient pas augmenter

Malgré la hausse mondiale, les prix du gaz algérien ne devraient pas augmenter

Selon le président directeur général (PDG) du groupe Sonatrach, Toufik Hakkar, les prix du gaz algérien ne devraient pas connaître une augmentation en dépit de la hausse mondiale. Face aux journalistes, il a expliqué pourquoi.

Il s’avère que la réponse est facile, simple et connue de tous : l’Algérie vend son gaz en privilégiant « les contrats à moyen et long terme ». « La hausse des prix n’aura pas un grand impact sur nos prix », a-t-il indiqué dimanche en marge de la signature dimanche au siège de Sonatrach de « La déclaration de la politique du contenu local et de l’intégration nationale »

Cela dit, Sonatrach devrait, tout de même,  tirer profit de la flambée des prix du gaz. Et pour cause, une quantité de gaz (GNL) est écoulée sur le marché spot, ce qui va permettre de « bénéficier de la hausse des prix » à une certaine mesure. Bien que cette dernière soit vraiment limitée.

Abondant dans ce sens, M. Hakkar a annoncé des nouvelles qui vont rassurer plus d’un. Les  prix du gaz pour novembre et décembre sont à plus de 30 dollars le BTU (British thermal unit). En somme, un record. « Durant la crise induite par la pandémie de coronavirus, le prix du gaz était à moins d’un dollar le BTU », a-t-il rappelé,

Et d’ajouter, « les prix tournent actuellement autour de 30 à 50 dollars le BTU. Ils pourront se maintenir à ce niveau jusqu’à la fin de l’année en cours et peut-être jusqu’au premier trimestre de 2022 ».

Lors de cette sortie médiatique, le patron de la major africaine a bien expliqué la hausse vertigineuse des prix du gaz en Europe. Elle est liée à un déséquilibre entre l’offre et la demande. Un déséquilibre créé par les choix des pays européens.

En dépit des mises en garde algériennes, « l’Europe a pris le risque d’abandonner les contrats à long terme pour le marché spot il y a quelques années ». Résultat : « les investissements dans le secteur des hydrocarbures, particulièrement dans le domaine de l’exploration et la production, sont en baisse ».

« Tous les groupes pétroliers ont baissé leurs investissements dans l’exploration et la production. En 2020, le secteur des hydrocarbures a connu une chute de 1000 milliards de dollars en termes d’investissements, de quoi perturber l’offre de pétrole et de gaz. Aujourd’hui, la hausse des prix est perceptible », a-t-il détaillé.

Skander Boutaiba

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