Marche pour la liberté : Notables succès face à de vils et stériles complots marocains
La marche pour la liberté (des prisonniers politiques sahraouis), démarré en date du 30 mars passé à Paris, vient d’atteindre une belle vitesse de croisière. Ce mercredi, l’atelier d’écriture de lettres aux prisonniers politiques sahraouis a donné naissance à pas moins de 17 missives. Ces photos inédites accompagnant notre article sont assez parlantes et touchantes. Le succès est au rendez-vous. Eclatant, et dépassant de loin toutes les prévisions. D’autant que cet atelier d’écriture, qui s’est déroulé hier à Tours, a été accompagné d’une expo-photos du fameux camp de Gdeim Izik. En 2010, des centaines de milliers de Sahraouis avaient quitté Laâyoune, capitale du Sahara Occidental, pour installer un immense camp de tentes à quelques kilomètres afin de dénoncer l’apartheid marocain qui les frappe, et d’exiger l’indépendance de leur patrie. Cette manif inédite a fait office de vraie référendum populaire grandeur nature et à ciel ouvert. Cela a mis à nu les mensonges du Makhzen, qui osait prétendre que les Sahraouis étaient pour le royaume chérifien. Les sbires de Mohamed VI ont attaqué violemment cette manif pacifique, dont Naâma Asfari, époux de Claude Mangin, était le porte-parole. Plus d’une dizaine de morts en avaient résulté. Qui de la responsabilité exclusive du Makhzen, qui a décidé d’attaquer violemment ce camp au moment où les négociations étaient sur le point d’aboutir. Naâma Asfari, interpellé la veille de cette mortelle attaque, n’en a pas moins été condamné à 30 ans de prison, suite à deux procès iniques, et de sauvages tortures pour lui extorquer de surréalistes aveux. Depuis, même les tentes, signe de défi et d’identité sahraouis, sont interdites dans les territoires occupés, transformés en prison à ciel ouvert. Ces rappels pour relever que cette marche pour la liberté est étroitement suivie, surveillée et parasitée par des sbires du Makhzen. Ces derniers sont très facilement identifiables. Ils s’affichent ostensiblement dans le but manifeste d’intimider les sympathisants de la cause sahraouie. « C’est des méthodes qui me rappellent le Sahara occupé, sauf qu’on est en France, à savoir suivre, harceler, filmer, pour espérer faire pression, intimide », témoigne une participante à cette marche de la liberté, qui connait fort bien les méthodes du Makhzen. Ce dernier a poussé plus loin ses provocations et ses tentatives de sabotage en faisant courir le brut auprès des médias locaux que la conférence de presse d’hier était annulée. Fort heureusement, les journalistes, accourus aux nouvelles, ont vite compris qu’ils étaient victimes d’une vulgaire manip de la part des sbires du sulfureux tandem Hammouchi-Mansouri. « Des journalistes ont appelé les organisateurs car des gens leurs ont dit que la conférence de presse de demain était annulée. Là encore une méthode pour museler l’exposition au grand jour des violations du Maroc », nous disent encore nos sources. Le succès de cette marche pour la liberté est éclatant. Dépasse toutes les espérances. Les articles de presse s’enchainent. Alors que l’objectif des 100.000 personnes à toucher et à sensibiliser sera très largement atteint et dépassé bien avant la fin de cette marche. Plus d’infos et de détails suivront…