Massacres du 17 octobre 1961 : Rachid Boudjedra s’en souvient

Massacres du 17 octobre 1961 : Rachid Boudjedra s’en souvient

La brutalité de la police française face aux Algériens ne réclamant pourtant que l’indépendance de notre pays un certain 17 octobre 1961 à Paris viendrait s’ajouter à une liste trop longue des crimes impunis commis par la France coloniale en Algérie 130 ans durant.

Soixante après, les images des manifestants jetés dans La Seine, les mains liées, restent vivaces.

Les souvenirs d’une longue nuit « cauchemardesque » aussi.  «Le   massacre les Algériens à paris n’a pas commencé le 17 octobre, mais plutôt le 16, à 17 h », témoigne ce dimanche, l’écrivain algérien de renommée mondiale Rachid Boudjedra qui prenait part à une conférence-débat organisée par le ministère des Affaires étrangères au CIC d’Alger, à l’occasion de la commémoration de la Journée de l’immigration, coïncidant avec le 60ème anniversaire des événements du 17 octobre 1961.

Relevant que c’est une information peu connue, l’écrivain âgé de vingt-ans, au moment des faits, relate encore que « la police française a arrêté plus de 13 000 immigrés algériens ce jour-là et  concentrés au niveau de plusieurs stades ». Désignant les responsables de ce génocide, Rachid Boudjedra assure que Maurice Papon (préfet de police de Paris), n’en est pas le seul.

« La décision (de réprimer dans le sang la  manifestation pourtant pacifique) a été prise à un plus haut niveau », atteste l’écrivain.

Le 17 octobre 1961, Paris a été le théâtre d’un véritable massacre contre des innocents sans défense.

Les forces de sécurité, sur ordre du chef de police de la Seine, Maurice Papon  +condamné en 1998 pour crimes contre l’humanité+ ont réprimé une manifestation organisée à Paris à l’appel de la Fédération de France du FLN, pour dénoncer un couvre-feu imposé à la communauté algérienne. Des dizaines de milliers d’Algériens ont répondu à cet appel.

La commémoration de ces  massacres ont été le thème d’une   d’une conférence au CIC, Abdelatif  Rahal en présence du président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali, du  Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, les membres du  gouvernement, les conseillers du Président de la République outre les  représentants de la famille révolutionnaire.

M.M.H