Mohamed Salem Ould Salek, ministre  des AE de la RASD: « Le Conseil de Sécurité doit assumer ses responsabilités».

Mohamed Salem Ould Salek, ministre  des AE de la RASD: « Le Conseil de Sécurité doit assumer ses responsabilités».

Le ministre des Affaires étrangères sahraoui a indiqué, ce lundi 5 Avril, lors d’une conférence de presse, organisée à l’ambassade sahraouie à Alger que «le conseil de sécurité doit impérativement assumer ses responsabilités» et traiter sur le même pied d’égalité les deux parties en conflit.

A ce sujet, Mohamed Salem Ould Salek, appelle le Conseil de Sécurité qui doit se réunir le 21 Avril, de prendre des décisions fermes pour l’organisation d’un référendum, en dépit  des agitations sournoises de l’occupant marocain qui continue à tergiverser et a tromper l’opinion internationale quant à la justesse du combat du peuple sahraoui pour son indépendance.

Pour le ministre sahraoui des Affaires étrangères, la décolonisation des territoires sahraouis est une question de temps en pointant un doigt accusateur en direction de la France qui, selon lui bloque le processus au sein du conseil de Sécurité.

La position de la France va à contre -courant des aspirations du peuple sahraoui. «Nous sommes prêtes à des négociations avec le Maroc, sous l’égide des Nations Unies et l’Union africaine pour arriver à une issue à ce conflit qui dure depuis des décennies. La dernière colonie d’Afrique ne peut rester éternellement dans cette situation d’oppression, de l’accaparation de ses richesses, du déni d’un peuple qui ne reculera devant rien pour recouvrer son indépendance. «Ceux qui défendent la légalité internationale doivent intervenir pour lettre fin à ce conflit», a indiqué le ministre sahraoui.

Ila dans ce cadre rappelé  que «l’agression d’El Guerguerat a été l’élément déclencheur dans la reprise des combats entre le Polisario et l’armée marocaine qui a permis aux combattants sahraouis d’intervenir militairement et de donner une bonne leçon de courage, d’abnégation et de patriotisme au colonisateur»,

«Si le Maroc persiste dans sa politique de fuite en avant, le retour à une action  armée n’est pas à écarter», a encore soutenu le chef de la diplomatie sahraouie.

Ferhat Zafane