Mouvement partiel dans le corps de la justice : « Il vient donner une dynamique au travail des instances judiciaires »

Mouvement partiel dans le corps de la justice : « Il vient donner une dynamique au travail des instances judiciaires »

Le mouvement partiel opéré par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans le corps des présidents des Cours de justice et des procureurs généraux «intervient pour donner une dynamique et un nouveau souffle au travail des instances judiciaires», a assure  le premier président de la Cour suprême

Tahar Mamouni qui présidait en tant que représentant du ministre de la Justice, Garde des sceaux, l’installation de Hamid Chettah comme président de la Cour de justice d’Ain Temouchent et Zoheir Talbi comme procureur général, a en effet affirmé que le dernier mouvement partiel opéré par le président de la République, président du conseil suprême de la magistrature, intervient pour conférer davantage d’immunité à l’autorité judiciaire et consolider sa position pour lui permettre d’accomplir son rôle dans le cadre de la réédification des institutions et de développer son niveau de performance afin de répondre à l’attente des citoyens et tout ce que nécessite les devoirs de l’édification d’un Etat de droit et la protection des intérêts du pays et sa souveraineté.

«Ce changement, apporté par le mouvement partiel dans le corps des présidents des cours et des procureurs généraux, intervient également après les importants ajustements que l’appareil judiciaire connaît et qui ont été promulgués après la Constitution de 2020, notamment ceux concernant les dispositions pénales renforçant l’Etat de droit et consolidant les fondements des droits et des libertés individuelles et collectives», a-t-il déclaré.

Le premier président de la Cour suprême a rappelé, à ce propos, «l’importance que représente le secteur de la justice dans notre pays, soit dans le cadre des missions constitutionnelles traditionnelles ou dans l’accompagnement de l’effort général national visant la protection de la société contre toutes les formes de criminalité et œuvrant à la préservation des droits et des libertés».

Le même responsable a affirmé la volonté du ministre de la Justice, Garde des sceaux, de poursuivre l’effort en cours pour développer le secteur et l’adapter en continu afin d’agir, dans le cadre de la loi, contre tout comportement pouvant nuire à l’édification institutionnelle et à l’autorité de l’Etat ou tenter d’entraver la justice, appelant le corps de la magistrature à «fournir davantage d’efforts et de travail, en quantité et en qualité, pour gagner le pari de recouvrer la confiance du citoyen dans les institutions de l’Etat, faire preuve d’un comportement idéal et engagé, faire respecter l’autorité de la loi et sa souveraineté avec objectivité, honnêteté et impartialité».

Le représentant du ministre de la Justice a insisté également sur le rapprochement des services de la justice des citoyens, à veiller à améliorer les prestations de manière constante et à tisser des liens de coopération avec les différentes institutions dans le cadre de la loi en vigueur.

F.H