Niant toute implication dans le « Projet Pegasus» : Le mensonge du Makhzan

Niant toute implication dans le « Projet Pegasus» : Le mensonge du Makhzan

Le ridicule ne tue pas chez nos voisins de l’Ouest. Alors que le scandale  « Projet Pegasus» est planétaire, les Marocains, eux, tentent, comme à chaque fois de faire croire à « d’attaques haineuses, qui trahissent la volonté de certains milieux médiatiques et d’ONGs de le mettre sous leurs ordres et tutelle ».

Le gouvernement marocain a en effet dans un communiqué, repris par l’agence officielle MAP, dénoncé comme « mensongères » les informations selon lesquelles les services de sécurité du royaume « ont infiltré les téléphones de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères et de responsables d’organisations internationales à travers un logiciel informatique ».

« Le gouvernement n’a jamais acquis de logiciels informatiques pour infiltrer des appareils de communication, de même que les autorités marocaines n’ont jamais eu recours à ce genre d’actes », poursuit le communiqué ajoutant que « le collectif médiatique (…) est incapable de fournir des preuves pour appuyer ses allégations ».

Le gouvernement dit « défier le collectif, tout comme il l’avait fait avec Amnesty international, de fournir des preuves réalistes et scientifiques qui peuvent faire l’objet d’une expertise et d’une contre-expertise indépendantes sur la véracité de ces allégations ».

« Le Royaume du Maroc, qui a connu ces dernières années de grandes réalisations dans de nombreux domaines, continuera sur sa lancée pour consolider son émergence économique et son développement social », ajoute la communication reprise par l’agence de presse officielle MAP.

« Fort de son droit et convaincu du bien fondé de sa position, le Royaume a opté pour une démarche judiciaire, au Maroc et à l’international contre toute partie reprenant à son compte ces allégations fallacieuses », conclut le communiqué du gouvernement.

Selon une enquête publiée dimanche par un consortium de 17 médias internationaux, dont les quotidiens Le Monde, The Guardian et The Washington Post, des militants, journalistes et opposants du monde entier ont été espionnés grâce au logiciel Pegasus élaboré par l’entreprise israélienne NSO Group.

L’enquête se fonde sur une liste obtenue par le réseau basé en France Forbidden Stories et Amnesty International, comptant selon eux 50.000 numéros de téléphone sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016 pour une surveillance potentielle.

La liste comprend les numéros d’au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d’entreprise, selon le consortium qui en a localisé beaucoup au Maroc, en Arabie saoudite et au Mexique.

Alors le Maroc, pourrait-il remettre en cause, des faits avérés et vérifiés par des journalistes de renom ? Assurément pas.

Le Maroc, habitué à dissimuler les vérités, tente encore et toujours à nier, entre autres l’assassinat  de Mehdi Ben Barka,.

Opposant aux rois Mohamed V et Hassan II qui, tour à tour, tinrent le Maroc d’une main de fer, disparut à tout jamais le 29 octobre 1965 à Paris. Son corps ne fut jamais retrouvé. Le  mystère demeure entier, 56 ans après.

Le royaume chérifien, ne nous dira assurément aussi, que Hassan II avait déjà trahi les « Arabes » pour le compte de ses alliés, les sionistes.

Étrangement, il s’agit là, aussi d’une affaire d’«espionnage, d’écoute et d’enregistrements ».

C’était 1965, quand le roi Hassan II, reçoit les plus grands dirigeants de la Ligue arabe à Casablanca. Objectif: discuter des stratégies militaires à adopter pour faire la guerre à Israël.

Cependant, d’autres invités sont conviés officieusement à ce meeting et occupent le dernier étage d’un luxueux hôtel. Il s’agit d’un groupement du Mossad et des Shin Bet (service de sécurité intérieur israélien), surnommé «les oiseaux».

Mais pris de panique au dernier moment, Hassan II, les pria de partir car il craint qu’ils ne soient tous démasqués.

L’opération n’est pas un échec pour autant, car au terme de cette rencontre, Hassan II livre au Mossad un enregistrement audio complet des échanges qui ont eu lieu entre les différents dirigeants.

Du pain béni pour Israël qui a pu avoir des informations cruciales sur tous les rangs armés, leurs faiblesses et leurs stratégies. Ces écoutes ont révélé un clivage politique entre deux chefs d’Etat: Nasser d’Egypte et Hussein de Jordanie.

En 1967, sur la base de ces informations, restées secrètes, Israël attaque quatre pays arabes (Egypte, Liban, Jordanie, Syrie) soit deux ans après cette rencontre.

Le Maroc et le complexe « Algérie »

En mai 2020, la Maroc annonçait en fanfare, la  construction d’une base militaire à quelques kilomètres de la frontière avec l’Algérie.

Les Forces armées royales avaient précisé qu’il s’agissait d’une simple caserne à Jerada…

Seulement, les Marocains habitués aux mensonges et aux magouilles depuis des lustres, n’inspirent pas confiance puisque des experts israéliens contribueraient à la réalisation de la base en question qui s’étend sur 23 ha et qui serait en fin de compte « bourrée de matériel électronique de pointe fourni par l’entité sioniste ».

Cette base militaire ne comportait pas que du matériel informatique, embarquant une technologie de pointe, ce qui est dangereux et inacceptable en soi, (il est en effet question de matériel balistique).

Ces révélations n’étonnent en aucun cas, sachant que le Maroc a déjà fait appel à ses alliés de toujours, dans la cadre de sa guerre silencieuse menée contre l’Algérie.

L’on se rappelle qu’en novembre 2018, le Maroc avait lancé, à partir de la base française en Guyane, un satellite baptisé «Mohammed VI – B».

L’ambassadeur marocain à l’ONU, Omar Hilale, n’avait pas d’ailleurs, caché l’objectif principal de la mise en orbite dudit satellite affirmant que «les images de ce satellite permettront de connaître et de traquer les moindres mouvements et déplacements des séparatistes du Polisario, et ce, chaque jour, chaque minute et chaque seconde».

En réalité les Marocains voulaient tout savoir des positions de l’armée algérienne.

Les israéliens avaient été également associés pour ériger le plus long mur de sable dans le monde (2600 kms), coupant en deux le territoire du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique.

L’Histoire ne pardonne pas………………..

M.M.H