Palestine occupée : Vaste mobilisation contre un plan d’expropriation sioniste

Palestine occupée : Vaste mobilisation contre un plan d’expropriation sioniste

Les bédouins du sud de la Palestine continuent de vivre entre arrestations et répression sauvage à cause d’un plan sioniste mis en branle par le gouvernement de Naftali Benett.

Ainsi, les protestations populaires se sont poursuivies ce vendredi jusque tard dans la soirée contre le plan d’expropriation des terres palestiniennes par les autorités d’occupation sionistes. Les manifestants ont exigé le renoncement à ce plan et la remise en liberté des détenus suite à ce mouvement de protestation et dont le nombre atteint 132 habitants.

Des arrestations ont eu lieu à Tal al-Saba et des forces d’occupation ont été déployées aux entrées de Sa’wa où des bulldozers étaient en œuvre jusque tard dans la soirée de vendredi.

La mobilisation reste de mise et la riposte populaire de plus en plus d’actualité pour mettre en échec ce plan de colonisation du sud de la Palestine.

Depuis une semaine maintenant, des affrontements, certains tournant à l’émeute, opposent des Bédouins de la région semi-désertique du Néguev, qui représente 55 % du territoire occupés, aux forces de sécurité.

En cause, la mise en route par le KKL (Fonds national juif) d’un vaste programme d’afforestation, via la plantation de caroubiers et de figuiers, sur des terres officiellement en déshérence mais sur lesquelles les communautés bédouines de la région revendiquent des droits traditionnels de pâture remontant à une période antérieure à la Nakba de 1948 et à la création de l’entité sioniste.

Ce n’est pas la première fois que les Bédouins entrent en conflit avec les autorités d’occupation.

Mais le contexte politique et parlementaire a changé en 2021. Pour la première fois, un parti politique arabe, en l’occurrence la Liste arabe unie (LAU), affiliée au Mouvement islamique, islamo-conservateur, participe à un gouvernement dirigé par Naftali Benett.

Son chef, Mansour Abbas, occupe le poste de ministre délégué aux Affaires arabes. En outre, la coalition gouvernementale actuelle, qui a mis fin au règne du Likoud de Benyamin Nétanyahou, ne dispose que d’une très étroite majorité à la Knesset et dépend entre autres des quatre élus de la LAU, ces élus devant largement leurs sièges au vote bédouin.

C’est donc peu dire que le gouvernement […] est sur des charbons ardents et que la question bédouine est désormais une bombe politique à retardement. Mais, bien plus que cette fragile arithmétique gouvernementale, la révolte des Bédouins constitue un défi nouveau à l’entreprise sioniste de « verdurisation » du Néguev et d’imposition d’une majorité démographique juive pérenne dans cette région semi-désertique séculaire.

Au reste, le même modus operandi sioniste, sournois et insidieux, est suivi pour inverser les équilibres démographiques au profit des juifs contre les arabes palestiniens autochtones. A Al Qods, par exemple le processus de judaïsation bat toujours son plein.

Des centaines de maisons arabes sont détruites au quartier emblématique de Sheikh Jarrah, sans parler des nouvelles colonies regroupant des dizaines d’habitations.

Il va sans dire que cette forme de colonisation de peuplement, telle qu’elle et également pratiquée par le Maroc au Sahara Occidental, est assimilable à un véritable crime contre l’humanité au regard du droit international.

Kamel Zaidi

 

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