Passé douteux de la France : Quand Paris met les pieds dans le plat ! 

Passé douteux de la France : Quand Paris met les pieds dans le plat ! 

Jean Castex, Premier ministre français, osé déclarer sur les ondes de TF1 qu’il « assume pleinement» le soutien passé de l’Hexagone aux terroristes islamistes du temps où, en Algérie, nous mourions par dizaines durant la décennie noire.

Allant jusqu’à assumer, sinon revendiquer, le passé colonial et criminel de son pays, la France, il ose parler de tentatives de division, en exhumant ces vieux démons soigneusement planqués dans les placards de tous les décideurs qui se sont succédés à la tête de ce pays depuis des lustres.

Castex, en butte à des menaces terroristes accrues, et à une poussée islamophobe, subit un douloureux retour de flamme par rapport à la politique hexagonale suivie dans le traitement de certains dossiers dits sensibles.

C’est dire que ce pays, qui ne s’assume pas, et qui refuse de regarder certaines vérités amère en face, dispose à sa tête d’un président, Emanuel Macron en l’occurrence, qui soutenait parfaitement le contraire il y de cela deux année : « J’ai condamné toujours la colonisation comme un acte de barbarie (…) C’est un crime contre l’humanité. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses ». Autres temps, autres mœurs…

Quelle mouche a donc piqué Castex ?

Les propos de Jean Castex, Premier ministre français, sur la colonisation ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, la militante féministe Caroline de Haas a ainsi jugé ce propos «terrifiant». L’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann a quant à lui écrit que «les temps [étaient] trop graves pour ce genre de bouillie mentale au sommet de l’Etat».

Cette prise de position a également fait réagir à droite de l’échiquier politique.  Le vice-président national des Republicains, Gilles Platret a salué sur Twitter les propos du chef du gouvernement français, mais fustigé le manque de «cohérence au sommet de l’Etat».

L’élu fait référence au discours d’Emmanuel Macron en février 2017, lors d’un déplacement en Algérie. Alors candidat à l’élection présidentielle, il avait qualifié la colonisation de «vraie barbarie» et de «crime contre l’humanité».

«Cela fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes», avait-il ajouté.

Dans une interview donnée à Al-Jazeera, samedi, Emmanuel Macron a une nouvelle fois assuré que la France devait regarder le «colonialisme et l’histoire de la France (…) en face». «Il faut aller au bout, d’ailleurs, de ce travail de réconciliation par l’histoire, la vérité», a lancé le président français.

M.Abd