Plan d’action du Gouvernement: Consolidation de l’Etat de droit, une priorité

Plan d’action du Gouvernement: Consolidation de l’Etat de droit, une priorité

La modernisation de la Justice et le renforcement de son indépendance et des principes qu’elle garantit conformément aux dispositions de la Constitution ainsi que la consolidation de l’Etat de droit et la rénovation de la gouvernance figurent parmi les principales préoccupations inscrites dans le plan d’action du Gouvernement pour la mise en œuvre du programme du président de la République, qui sera soumis aux débats et approbation prochainement au Parlement.

Adopté lundi dernier en Conseil des ministres, lors d’une réunion extraordinaire présidée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le plan d’action du Gouvernement souligne que «la Constitution énumère un certain nombre de dispositions consacrant les valeurs de liberté, de démocratie, d’égalité, d’Etat de droit et de respect des droits de l’homme».

La consécration de ces valeurs, selon le texte, «nécessite l’adaptation par rapport aux nouvelles dispositions constitutionnelles, des lois régissant, la liberté de réunion et de manifestation, la promotion du mouvement associatif et l’exercice de l’activité des partis politiques, la  liberté de la presse et la sécurité des personnes et des biens».

A ce titre,  le Gouvernement «accorde une grande attention au service public de la justice en adoptant dans son programme une politique de réformes profondes qui découlent de la Constitution, afin de consolider l’Etat de droit et de jeter les fondements d’une justice moderne, indépendante et forte basée sur des normes de qualité et d’efficacité».

Le Gouvernement œuvrera aussi pour «renforcer l’indépendance de la Justice et les principes la garantissant, tels que consacrés par la constitution», selon le plan d’action qui note que «le gouvernement soumettra les textes de lois organiques au Parlement de sorte à permettre l’installation du Conseil supérieur de la magistrature avant la fin de l’année 2021, conformément aux dispositions de l’article 224 de la constitution».

A propos de l’exercice des droits et des libertés, le Gouvernement aspire dans son plan d’action au «renforcement du dialogue et de la concertation, à l’avènement d’une société civile libre et responsable, à la liberté de réunion et de manifestation pacifique et à une liberté de la presse et des médias libres et responsables», ainsi qu’«au renforcement de la sûreté et la sécurité des personnes et des biens».

« L’indépendance de la justice, compte parmi les principaux axes du programme du président de la République et figure en tête des priorités, dont il s’est engagé, à plusieurs occasions, à consacrer et à protéger et concrétisée lors du récent amendement de la Constitution», assurait à ce propos Abderrachid Tebbi en juillet dernier, lors de la prise de  ses nouvelles fonctions de ministre de la Justice, Garde des Sceaux, en remplacement de Belkacem Zeghmati,

«Les démarches engagées par le président de la République à cet effet, lesquelles ont été exprimées dans son dernier discours destiné à la Nation sont positives et salutaires, d’autant qu’il a affirmé, à travers ses démarches, l’édification d’une Algérie nouvelle en allant de l’avant à un rythme accéléré via le dialogue, la consultation et la participation de tout un chacun», a-t-il dit.

Connu pour son intégrité, ses compétences et son professionnalisme dans le secteur de la justice, Abderrachid Tabi  est issu du secteur de la justice, occupant auparavant,  plusieurs hautes fonctions dans différentes juridictions à travers le territoire national.

Diplômé de l’École nationale de l’administration en 1983 et titulaire du diplôme de l’École nationale d’administration publique de Québec, au Canada, Abderrachid Tabi,  estimé de ses confrères et consœurs, a été nommé, en 2019,  au poste de Premier président de la cour suprême.

Le nouveau ministre avait, également, occupé des postes en dehors du secteur de la justice, notamment ceux de chef de cabinet du gouvernement d’Ahmed Benbitour, chef de cabinet du ministre des Moudjahidines, ainsi que Directeur général des relations internationales au sein de l’Assemblée nationale populaire et chef de cabinet du président de l’APN.

De D à G : Abderrachid Tabbi, ministre de la justice garde des sceaux, Ramtane Lamamra, ministre des affaires étrangère et de la communauté national à l’étranger, Brahim Boughali, président de l’APN, Aimene Benabderhmane, premier ministre

Dj.Am