Positions de l’Algérie : le «non » catégorique de Tebboune

Positions de l’Algérie : le «non » catégorique de Tebboune

Selon des informations rapportées par le site Araby Post, Abou Dhabi aurait proposé à l’Algérie, au mois de février écoulé, de lui fournir un lot de vaccin anti-covid19, au titre d’une aide que le royaume aurait décidée pour aider l’Algérie à surmonter ‘la crise économique qu’elle traverse ».

Toujours selon le même site, le président Tebboune aurait opposé un ‘non » catégorique à cette aide venant d’un pays qui a normalisé ses relations avec l’entité sioniste et qui a ouvert un consulat à El Ayoune au Sahara Occidental, en porte-à-faux avec toutes les décisions onusiennes sur cette question.

Au cas où cette proposition d’aide a été réellement faite comme le rapporte Araby Post, la réponse du président Abdelmadjid Tebboune était prévisible car il faut dire que l’Algérie n’est pas en crise financière, comme l’a d’ailleurs rappelé dernièrement le président de la république et n’a donc pas besoin d’aides. Surtout de pays qui ont trahi la cause palestinienne et foulé aux pieds les décisions des Nations Unies concernant l’autodétermination du Sahara Occidental et le droit aux peuple – à tous les peuples- à disposer d’eux-mêmes.

L’Algérie, faut-il le rappeler, a toujours bâti ses relations internationales sur le respect mutuel et sur la base des lois internationales et ne saurait renier ses principes fondamentaux, pris déjà à l’aube de sa révolution armée pour recouvrer sa liberté et son indépendance.

Les relations de l’Algérie, qu’elles soient avec ses voisins,  et ou avec « les traditionnels » alliés  ont été en effet, bâties sur une « coopération pacifique entre tous les pays dans un esprit dépouillé de tout préjugé et sur la base du respect mutuel entre les peuples ».

En outre, parmi les principes constants de l’Algérie, le soutien aux mouvements révolutionnaires des peuples n’a jamais failli, de telle sorte qu’Alger était qualifiée de«Mecque des mouvements révolutionnaires ».

Le président Abdelmadjid Tebboune et l’Etat algérien soutiennent encore les causes justes pour la libération des peuples des jougs coloniaux, ce qui ne saurait cohabiter avec une politique qui ne respecte pas ces principes.

Cette  position inchangée  de l’Algérie n’est pas du goût de certains  « leaders », chefs d’Etats et autre monarques et faire une proposition de ce genre à l’Algérie – si l’information est juste bien sur- ne peut jamais être fait de manière innocente et l’Algérie n’a jamais mangé de ce pain-là.

N’oublions  n’a pas également  les efforts déployés par Abou Dhabi, l’Égypte, le Maroc et le Qatar pour contrecarrer la candidature de Ramtane Lamamra, l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères, pour le poste d’envoyé spécial de l’ONU en Libye, car cela aurait contrecarré les volontés hégémonistes de nombre de ces pays.

Non, l’Algérie n’est pas en crise, elle ne tend pas la main et ne peut être achetée pour se départir de ses principes. L’Algérie est, depuis le 1er novembre 1954, un exemple de courage, d’abnégation, de don de soi et ne saurait, pour quelque raison que ce soit, se soumettre ou abdiquer.

La Patrie News