Pr Malek Rachid, Interniste : Près de 10 millions d’algériens sont obèses

Pr Malek Rachid, Interniste : Près de 10 millions d’algériens sont obèses 

Le chef de service de la médecine interne au CHU de Sétif a donné des chiffres édifiants, ce mardi lors d’une rencontre avec la presse organisée par le groupe Pharmaceutique danois Novo-Nordisk. 9,7 millions d’algériens souffrent d’obésité modérée à grave (indice de masse corporelle supérieur à 30). Ce qui représente 21% de la population adulte (18 à 64 ans).

Le praticien a indiqué que le phénomène a progressé de 76% entre 2003 et 2017, dans notre pays. Des études projectives alertent sur l’augmentation de ce taux à 29% à horizon 2025.  Le risque national d’obésité est désormais de 8 sur 10 adultes et de 8 sur 11 enfants ou adolescents. 

« C’est alarmant. Autrefois considérés comme un problème des pays riches, l’obésité est aujourd’hui un phénomène en expansion dans les pays émergeants, à revenus moyens ou faibles ».

Dans le monde, 650 millions d’obèses sont comptabilisés. 2,8 millions décèdent, chaque année, des effets indésirables d’une surcharge pondérale excessive.

L’accumulation anormalement élevée de la graisse dans le corps est induite par une prédisposition génétique ; des habitudes alimentaires non hygiéniques (malbouffe, grignotage entre les repas…) ; sédentarité ; facteurs psychologiques comme le stress et le manque de sommeil. L’obésité est corrélée à d’autres pathologies chroniques, tel que le diabète et les maladies cardiovasculaires, comme élément enclenchant ou aggravant.

Une étude ayant inclus 5700 patients, admis en soins intensifs pour des complications dues à la Covid-19, a révélé que 41,7 % avaient un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30 kg/m² et 19,0 % un IMC supérieur à 35 kg/m².

Conclusion :  l’obésité est « un facteur de risque indéniable d’évolution vers une forme sévère de la maladie COVID-19 ». Novo Nordisk a rapporté qu’en Europe, « les dépenses financières induites par les soins secondaires lors de la première vague de l’épidémie Covid-19 (Juin 2020) ont atteint presque 14 milliards d’euros, dont 76% ont été consacrés au traitement des personnes en situation de surpoids et d’obésité ».

Pour le Pr Malek, l’obésité intra/abdominale est la plus dangereuse. La chirurgie bariatrique, très coûteuse, est réservée aux cas extrêmes.

Les alternatives sont plutôt dans les activités physiques régulières et les médicaments. «Réduire le poids de 5 à 10% est d’un grand bénéfice pour le corps» conclut Professeur Malek.

S. Biskri

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