Procès d’expulsion de familles palestiniennes à Al Qods : L’audience reportée

Procès d’expulsion de familles palestiniennes à Al Qods : L’audience reportée

La justice sioniste a reporté ce mercredi une audience consacrée au sort de familles palestiniennes menacées d’expulsion par des colons sionistes à A Qods-Est occupé, quelques semaines après qu’un dossier similaire a déclenché une flambée de violences. Une quarantaine de Palestiniens sont menacés d’éviction au profit de colons dans le quartier de Silwan, situé près de la Vieille ville.

Mercredi, le tribunal de district de A Qods a décidé de reporter une audience dans cette affaire, le temps d’étudier une demande des familles réclamant «l’avis du procureur général», a indiqué à l’AFP leur avocat Yazid Qawaar.

 «Il est évident que le gouvernement (israélien) soutient le projet des colons et donc le procureur général doit prendre ses responsabilités», a-t-il accusé. Selon Yazid Qawaar, le tribunal pourrait annoncer sa décision dans la semaine. Des dizaines de personnes ont manifesté le même jour en soutien à ces familles devant le tribunal, où étaient déployés de nombreux policiers sionistes, selon des journalistes de l’AFP.

Au cœur du procès: la propriété foncière de terres sur lesquelles sont construites des maisons dans lesquelles vivent des Palestiniens mais qui sont convoitées par des colons, à A Qods-Est, secteur palestinien de la ville, illégalement occupé et annexé par l’entité sioniste selon l’ONU. D’après la scélérate et raciste de cette entité, si des juifs peuvent prouver que leur famille vivait à A Qods-Est avant la guerre de 1948, ils peuvent demander à ce que leur soit rendu leur «droit de propriété».

Une telle loi n’existe toutefois pas pour les Palestiniens ayant perdu leurs biens pendant la guerre. Cela en fait une loi instaurant de facto un régime d’apartheid en Palestine occupée. Des heurts avaient ensuite éclaté sur l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam entre Palestiniens et forces sionistes. Avec des centaines de blessés dont une majorité de Palestiniens, les affrontements avaient été le prélude à une nouvelle agression sioniste contre Gaza.à Gaza. Du 10 au 21 mai, 254 Palestiniens ont péri dans des frappes sionistes contre la bande de Gaza, dont 66 enfants.

R.I.