Production de l’électricité : «L’Algérie devra associer ses turbines à gaz conventionnelles aux centrales solaires photovoltaïques»

Production de l’électricité : «L’Algérie devra associer ses turbines à gaz conventionnelles aux centrales solaires photovoltaïques»

Les prévisions de dépenses annuelles d’investissement en matière d’hydrocarbures (pétrole et gaz) parlent de 350 milliards de dollars pour la période 2021 – 2030, et de 170 milliards de dollars au-delà. S’appuyant sur ces chiffre, Adjout Abdelkader de l’Université de Chlef, et Bendib Youcef, de l’Ecole nationale supérieure d’agronomie, dans une étude pour le compte de la Revue spécialisée Al-riyada for business economics journal,  indiquent que cette situation «laisse croire que le règne des énergies fossiles ne va pas s’éteindre brusquement mais de manière progressive». Et pour réaliser le programme national d’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, «le gouvernement algérien semble opter pour la décentralisation des activités du secteur en engageant les collectivités locales dans la dynamique du développement de ces énergies». Une démarche «qui va alléger le lourd fardeau des subventions allouées à ces institutions et réduire leurs dépenses, tout en créant des emplois au niveau local et renforcer les capacités du réseau national de l’électricité ». Des instructions ont été données aux communes du pays pour le recours massif au solaire photovoltaïque pour les besoins en électricité des écoles, des mosquées, des bâtiments administratifs, des habitations individuelles, etc…

Compte tenu de ce constat, les deux universitaires considèrent que «l’Algérie invite à ne pas délaisser les énergies fossiles car la demande ne pourra jamais s’éteindre, ne serait-ce que pour les multiples usages industriels des hydrocarbures, d’autant plus que l’Algérie n’est pas une source significative de rejets de gaz à effets de serre, au point d’inquiéter la communauté internationale ». Cette démarche «permet à notre pays de profiter de ses ressources fossiles le plus longtemps possible». D’ailleurs, soutiennent-ils, «Sonatrach a passé de récents accords d’approvisionnement de l’Italie avec du gaz jusqu’en 2049». Dans cette optique, les deux universitaires relèvent que l’Algérie est «le premier pays à entrevoir l’utilisation d’un gazoduc pour l’exportation de l’hydrogène ». En parallèle, et pour perpétuer et renforcer ses capacités énergétiques, notre pays «devra conserver ses turbines à gaz conventionnelles en les associant aux centrales solaires photovoltaïques pour assurer une production continue de l’électricité ». Le surplus éventuel d’énergie «pourra être utilisé dans la production d’hydrogène par le biais d’électrolyseurs ». Les quantités de gaz économisées et l’hydrogène produit «seront orientés vers l’exportation».

Mohamed Ait S.

 

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