Production de viandes : 54% des émissions à effet de serre d’origine agricole

Production de viandes : 54% des émissions à effet de serre d’origine agricole

Après avoir marqué le pas sous le coup de la COVID-19, les prix de la viande «devraient croître modérément à moyen terme à mesure que la demande repartira et que le renchérissement de l’alimentation animale sera répercuté».

C’est une des prévisions de la FAO pour les dix prochaines années, qui explique également que ces prix «devraient rester très éloignés des sommets atteints il y a 10 ans. La hausse prévue des prix nominaux de la viande concerne tous les segments du secteur».

En revanche, le ratio prix nominaux de la viande/prix de l’alimentation animale «devrait diminuer, quoiqu’à un rythme plus lent qu’au cours des dernières années».

Ce fléchissement est dû aux «gains de productivité animale actuellement enregistrés dans le secteur puisque la production de viande requiert moins d’aliments pour animaux à l’unité».

Il n’empêche que «le renchérissement de ces coûts rogne davantage encore la rentabilité du secteur au début de la période considérée».

Par ailleurs la FAO précise que les échanges internationaux de viande  «sont appelés à s’intensifier face à la montée de la demande des pays de l’Asie et du Proche-Orient, dont les capacités de production resteront beaucoup trop faibles pour y répondre».

Les accords commerciaux internationaux comportent, à l’égard des produits carnés «des dispositions particulières destinées à améliorer l’accès aux marchés et à créer des débouchés commerciaux».

Les prix «devraient poursuivre leur ascension, quoique de façon modeste, jusqu’en 2025, dans le sillage de la reprise des revenus et des dépenses de consommation prévue dans d’autres pays, en particulier dans les pays à revenu intermédiaire, où la demande de viande est sensible aux revenus».

D’autre part, la FAO explique que les émissions de gaz à effet de serre (GES) imputables à la production de viande «ont représenté quelque 54 % du total des émissions d’origine agricole enregistrées au cours de la période de référence 2018-20 (en équivalent CO2).

En 2030, leur volume aura augmenté de 5 %, soit bien moins fortement que la production de viande, principalement du fait de la place accrue de la volaille et de la hausse anticipée de la production de viande associée à un effectif donné».

Yacine Bouali