Projet de décret sur les entreprises pharmaceutiques : Place aux professionnels et aux gens du métier

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Projet de décret sur les entreprises pharmaceutiques : Place aux professionnels et aux gens du métier

Le ministre chargé de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, a présenté ce mercredi en conseil de gouvernement un projet de décret relatif aux entreprises pharmaceutiques. Le document en question, dont nous avons obtenu une copie, rentre dans le cadre de la mise en application du plan d’action relatif au secteur de l’industrie pharmaceutique tel qu’adopté en conseil des ministres le 12 juillet 2020.

Les mesures et initiatives déjà prises ont révolutionné ce secteur hautement stratégique. Les premiers résultats, particulièrement spectaculaires, n’ont pas tardé à se faire jour en un temps particulièrement court.

S’il est question de réduire sensiblement la facture d’importation des médicaments en mettant un terme à certaines pratiques douteuses, et carrément délictueuses, tout en  encourageant une production locale de qualité et tournée vers la recherche scientifique et l’innovation.

Tel e phénix de la légendent ce secteur renait carrément  de ses cendres. Dans ce domaine précis, et en dépit es carences et nombreux retards accumulés au fil des ans et des gouvernements et ministres successifs,  il est carrément permis de dire qu’en matière d’industrie pharmaceutique, l’Algérie peut désormais se mesurer  au pays les plus développés et les plus avancés dans ce domaine d’activité précis. Pour revenir à ce projet de décret, le texte est tout aussi concis que précis.

Il « trahit » la parfaite connaissance de ce secteur  du concepteur et rédacteur de ce texte. Ce dernier cherche en premier lieu à mettre hors-course les intrus. Les laboratoires et ou/ usines de production pharmaceutiques qui souhaitent continuer de traiter avec l’Algérie, en y maintenant une présence effective, doivent impérativement se départir de ces « bureaux de liaison ou d’affaires » pour s’adjoindre les services de véritables experts de la santé ou bien de l’industrie pharmaceutique.

Une pareille mesure, une fois entrée en vigueur, permettra à coup sûr de procéder à un salvateur tri sélectif et une décantation qualitative. Toutes ces entités « étrangères » qui s’en mettaient plein les poches au détriment de nos intérêts aussi bien sanitaires que financiers devront à l’avenir revenir au droit chemin » en travaillant selon des normes plus scientifiques et plus équitables. Un partenariat gagnant-gagnant  ce projet e décret qui ne laisse de côté aucun détail, le diable se trouvant dit-on dans les détails, s’est également appesanti  sur de considérations d’ordre social.

Indirectement, en effet, ce texte sera créateur d’emplois durables. Il y est en effet question de faire en sorte que chaque entreprise pharmaceutique fasse appel aux services d’un responsable technique bénéficiant d’une habilitation précise. Il s’agit d’adjoints spécialisés en pharmacie. De nombreuses créations d’emplois sont à attendre et à espérer en perspective.

Un pareil texte de loi permettra à coup sur de parachever l’œuvre de redressement et de réhabilitation de l’ensemble des activités liées à l’industrie pharmaceutique.  Le ministre Benbahmed est un visionnaire. Son œuvre ne fait pas que révolutionner un secteur aussi stratégique, auquel le président Tebboune, plus visionnaire que son ministre bien sur, a eu cette lumineuse idée de dédier  un ministère au secteur de l’industrie pharmaceutique. Le challenge était de taille. Il a, comme de juste, été relevé avec brio. Largement dépassés en un temps record, les objectifs fixés sont aujourd’hui de « soigner » la voie à suivre, à défaut de la montrer…

Mohamed Abdoun