Rabat rappelle son ambassadeur à Berlin pour « consultation » : Quand le Maroc trahit sa panique !

Rabat rappelle son ambassadeur à Berlin pour « consultation » : Quand le Maroc trahit sa panique ! (Document) 

Rien ne va plus entre Rabat et Berlin. Ce qui n’était que rumeurs et ouï-dire vient désormais de se confirmer  ce jeudi à la lecture du document émanant des services des AE de Nacer Bourita, et dont nous-nous sommes procuré une copie.

Rabat y annonce rien moins que le rappel « pour consultations » de son ambassadeur marocain basé à Berlin. En termes diplomatiques, cela signifie et annonce une semi-rupture des relations entre les deux pays.

Environ deux semaines auparavant, un document volontairement « fuité » par les Affaires étrangères makhzeniennes, en direction de la presse locale et aux ordres, avait servi de «mise en garde » et de « rappel à l’ordre » de la part du lilliputien Maroc en direction de la puissante Allemagne.

La puérilité des arguments brandis à l’appui de cette « rupture » trahissent à coup sûr la panique qui commence à gagner Rabat à mesure que ses calculs faits par anticipation se révèlent à lui de plus en plus erronés. Rabat parle en effet ne parle rien moins que « d’actions attentatoires à l’égard des intérêts supérieurs du royaume ».

Sic. Explications, sans risquer de faire rire sous cape nos lecteurs : « l’Allemagne s’est démarquée par une attitude négative sur la question du Sahara marocain » re-e-sic.

Il eut donc fallu, pour plaire et complaire au Maroc, que Belin s’inscrivît en faux du droit international, en applaudissant à l’illégale déclaration de Trump (qualifié encore dans ce document) de président américain.

La pathétique attitude de Rabat n’est pas sans mettre à nue, et de la manière la plus claire qui soit, la prise de conscience de sa cuisante défaite sur cette question précise.

Au Conseil de sécurité, en effet, il n’a pas été question que l’annonce de Trump y soit entérinée, ni même discutée. La Russie, puissant membre permanent au sein de ce conseil, était même allée jusqu’à demander le retrait public et officiel de cette annonce.

La trahison par le Maroc de la cause palestinienne ne lui aura donc servi à rien. En lâchant la proie pour l’ombre, il se retrouve en effet plus nu, et démuni que jamais.

Mohamed Abdoun