Rencontre direction de la Holding EPC avec les cadres de Kahrif : « Maitriser l’engineering pour réduire le cout et les délais des projets »

Rencontre direction de la Holding EPC avec les cadres de Kahrif : « Maitriser l’engineering pour réduire le cout et les délais des projets »

 

 

Quelles sont les missions et les visées de la Cogeec (compagnie générale d’engineering et de construction), une holding EPC créée au mois de juin dernier par le groupe Sonelgaz ? Hocine Rizou, Président-directeur général de l’organisme, s’est attelé à l’expliquer, aujourd’hui devant le PDG de Kahrif (société de travaux d’électrification), Mohamed Salah Kouache et le top 20 des cadres dirigeants de l’entreprise, à son siège social sis centre-ville de la wilaya de Médéa.

A vrai dire, ce n’est que la première journée  d’une série de rencontres d’information dédiées à chacune des huit filiales incluses dans le portefeuille de la Cogeec. Didactique, Hocine Rizou, installé dans ses nouvelles fonctions au mois de juin dernier, a rappelé que la  création de l’entité a été dictée par les objectifs visés dans le plan stratégique de Sonelgaz à l’horizon 2035. Ce plan intègre la performance managériale parmi ses priorités.

« En Algérie, nous réalisons les projets avec des surcouts de 40% par rapport à la moyenne internationale, car nous ne maitrisons pas l’exécution et les délais » a regretté M. Rizou, avant de poursuivre : « Nous perdons de l’argent à cause de la mauvaise gestion ». Au-delà, il a indiqué que l’Algérie dépense, annuellement, « 10 et 11 millions de dollars payés dans les études d’engineering ». Cet argent profite essentiellement aux sociétés étrangères et si des entreprises nationales de réalisation des travaux parviennent à capter, rapidement, ne serait-ce qu’une infime partie de cette manne financière, serait un acquis important. Pour réussir ce challenge, il faudrait maitriser le triptyque engineering-procurement-construction (EPC).

C’est pour hisser les filiales du groupe Sonelgaz à un haut niveau de management, que les holdings ont été créées. Ce sont « des entités intermédiaires qui se placent entre les filiales opérationnelles et la direction générale du groupe Sonelgaz » a complété Yacine Zitout, cadre de la Cogeec.

Hocine Rizou, Pdg de la compagnie générale d’engineering et de construction et Mohamed Salah Kouache, Pdg de KAHRIF

Il s’agit de « réaliser des économies dans tous les investissements que le groupe compte lancer par la mutualisation des moyens et du capital humain ». Les liens organiques entre la holding EPC  et les entreprises de réalisation relèvent, à la fois, d’une relation de dépendance juridiques (les filiales sont regroupés dans le portefeuille géré par la holding) et de type « client-fournisseur » sous couvert d’une contractualisation interne (relation commerciale).

En clair, la Holding EPC recherche, au profit des filiales,  des projets « clés en main » dans les secteurs d’activités ciblés, en Algérie ou à l’étranger. Ses domaines d’intervention sont variés : infrastructures énergétiques et hydrauliques ; travaux publics et maritimes, solutions environnementales et énergies renouvelables. La nouvelle structuration sous-entend la modification de l’actionnariat des filiales, à l’issue d’Assemblées générales extraordinaires, mais sans apporter de changements dans leurs statuts juridiques et organisationnels.

« Une entreprise de travaux doit développer l’engineering exécution, c’est-à-dire adapter l’étude à la réalité du terrain. C’est ainsi qu’on atteint l’optimisation des délais et des couts » a insisté Hocine Rizou, incitant les managers à prendre en considération trois paramètres fondamentaux : établir une organisation adaptée au site ; avoir les ressources humaines adéquates  et mettre en place un système de motivation basé sur une rémunération récompensant la performance. Il a promis, en conséquence, que « Kahrif sera sollicitée pour de grands projets ».

A la fin de son exposé, le PDG de Kahrif a réagi instantanément : « Je ne vois que des points positifs. L’entreprise est souvent confrontée à la contrainte d’absence de plans de charge. L’organisme de tutelle va en donner aux plus performants. Il joue le rôle de régulateur » a-t-il affirmé. « Il nous faut améliorer le niveau de performance de Kahrif pour nous situer sur de plus grands projets » a-t-il admis. Sans équivoque, il a eu ce mot de la fin : « Moi et mon équipe, nous nous engageons pleinement dans la réussite de ce projet (mission de la holding) ».

 

Soulef Biskri