Retraite des enseignants hospitalo-universitaires : Le SNECHU éclaire l’opinion publique

Retraite des enseignants hospitalo-universitaires 

Le SNECHU éclaire l’opinion publique 

Le président du Syndicat national des enseignants chercheurs hospitali-universitaires (SNECHU), le Professeur Belhadj, apporte des précisions sur le montant réel de la retraite des praticiens spécialistes de la santé, ayant le grade de professeur, l’échelon le plus élevé et le statut de chefs de services hospitaliers (médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes), à la fin de leurs carrières.

Le montant de la pension de retraite  est de 270000 DA par mois (le maximum de 15 fois le SNMG) avec  un taux de 80% et non pas de 320000 DA mensuellement, tel que relayé par certains médias, affirme-t-il dans un communiqué rendu public. “Après tant d’années de négociation, le dossier a été ficelé, le décret non publiable, signé et notifié à la CNR” a-t-il informé.

Effectivement, plus de 600 professeurs hospitalo-universitaires, ayant largement dépassé les 70 ans, préféraient rester en activité afin de ne pas perdre une part  substantielle de leurs revenus, à cause d’un régime de retraite défavorable. Cette catégorie de hauts gradés du corp médical perçoit une partie de la rémunération du ministère de la Santé et l’autre du département de l’enseignement supérieur.

Le salaire  cumulé est légèrement supérieur à  300 000 dinars par mois. A la retraite, le revenu net baissait à approximativement 180 000 dinars par mois. La pension était calculée sur la base de 55% du salaire perçu préalablement. « Ce n’est pas normal.

Nous bénéficions d’une retraite à 55% après 40 à 50 années d’exercice pour certains, au service des hôpitaux et de la formation universitaire » nous ont affirmé des praticiens, qui ont perdu, pour la plupart, récemment leurs statuts de chefs de services hospitaliers.La stigmatisation est davantage marquée quand le parallèle est fait avec les cadres des départements ministériels et ceux de la Sonatrach et Sonelgaz,  ayant une retraite à 100% grâce à une complémentaire nous dit-on. « Pourtant, nous, nous ne sommes pas nommés par décret comme les fonctionnaires de l’Etat », ont souligné les professeurs en médecine que nous avons contactés.

Cette préoccupation est donc pris en charge par les deux tutelles. Il reste à satisfaire d’autres revendications : l’âge légal de la retraite et de fin de fonction pour les chefs de service (fixé actuellement à 67 ans) ; publication de l’arrêté interministériel autorisant les activités lucratives ; révision du statut particulier de l’enseignant chercheur hospitalo-universitaire; règlement du contentieux des enseignants de la faculté de médecine du sud, ouverture de plus de postes pour les maîtres-assistants et facilitation pour l’ouverture de laboratoires de recherches en sciences médicales.

Soulef Biskri